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L’ONU veut surveiller les gaz à effet de serre partout et tout le temps

L'Organisation météorologique mondiale souhaite produire des données beaucoup plus rapides et plus précises sur l'évolution de l'atmosphère de la planète

Des pompiers sur les lieux d'un incendie de forêt près du village d'Andreyevsky à l'extérieur de Tioumen, dans l'ouest de la Sibérie, en Russie, le 16 juin 2021. Les feux de forêt en Sibérie libèrent des quantités record de gaz à effet de serre, selon les scientifiques, contribuant au réchauffement climatique. Chaque année, des milliers d'incendies de forêt engloutissent de vastes étendues de la Russie, détruisant les forêts et enveloppant de vastes territoires d'une fumée âcre. Cet été, des incendies particulièrement massifs ont éclaté en Yakoutie, dans le nord-est de la Sibérie, suite à des températures sans précédent. (Crédit : AP Photo/Maksim Slutsky)
Des pompiers sur les lieux d'un incendie de forêt près du village d'Andreyevsky à l'extérieur de Tioumen, dans l'ouest de la Sibérie, en Russie, le 16 juin 2021. Les feux de forêt en Sibérie libèrent des quantités record de gaz à effet de serre, selon les scientifiques, contribuant au réchauffement climatique. Chaque année, des milliers d'incendies de forêt engloutissent de vastes étendues de la Russie, détruisant les forêts et enveloppant de vastes territoires d'une fumée âcre. Cet été, des incendies particulièrement massifs ont éclaté en Yakoutie, dans le nord-est de la Sibérie, suite à des températures sans précédent. (Crédit : AP Photo/Maksim Slutsky)

Les Nations unies veulent pouvoir traquer – partout et tout le temps – les gaz à effet de serre à l’origine du dérèglement climatique. Des dizaines d’experts se sont retrouvés à Genève pour trouver le meilleur moyen d’y parvenir.

L’Organisation météorologique mondiale souhaite normaliser la manière dont les informations sont produites, combler les lacunes dans les connaissances sur la destination des émissions de gaz à effet de serre (GES) et produire des données beaucoup plus rapides et plus précises sur l’évolution de l’atmosphère de la planète.

Le but ultime est de mieux informer sur les stratégies visant à lutter contre le réchauffement climatique.

L’OMM a conclu mercredi une réunion de trois jours à son siège à Genève, qui a rassemblé plus de 250 spécialistes des océans, de l’espace, du climat et de la météorologie.

« Le changement climatique est le défi le plus stressant et le plus durable de notre époque », a déclaré Hugo Zunker, du programme européen d’observation de la Terre, Copernicus.

« Si on ne comprend pas comment le climat change et quels risques ces changements entraînent, nous ne pouvons pas planifier un avenir durable et résilient », a-t-il insisté.

Photo illustrant les effets de la sécheresse. (Crédit : piyaset, 18 octobre 2019, iStock de Getty Images)

Des données, plus de données

« A l’heure actuelle, il n’y a pas, au niveau international, d’échange exhaustif et rapide des données tirées d’observations des gaz à effet de serre en surface et dans l’espace », a rappelé l’OMM.

Les trois principaux gaz à effet de serre sont le dioxyde de carbone (CO2), le méthane et le protoxyde d’azote.

Le CO2 à lui seul est responsable d’environ 66 % du réchauffement du climat.

Et il y a aussi des lacunes dans les connaissances du rôle joué par les mécanismes d’absorption du CO2 – les puits de carbone – comme la forêt amazonienne, les océans et les zones de pergélisol.

« Nous avons de grandes incertitudes concernant la composante terrestre du CO2, à la fois les sources et les puits de carbone, et l’autre inconnue c’est le méthane », a déclaré le chef de l’OMM, Petteri Taalas.

Le bulletin 2021 de l’OMM sur les gaz à effet de serre, publié lors du sommet de l’ONU sur le climat COP27 en Egypte en novembre, a montré la plus forte augmentation annuelle de la concentration de méthane depuis 1980, « et nous ne comprenons pas entièrement la raison derrière cela », a déclaré M. Taalas.

L’OMM développe donc un concept d’infrastructure de surveillance des GES coordonnée à l’échelle internationale.

Le nouveau cadre devrait faciliter les systèmes d’observation des gaz à effet de serre en surface et dans l’espace, avec des normes communes et un accès rapide à ses mesures.

« Les données engendrées par un tel système soutiendraient l’apport d’informations quantitatives solides », espère l’OMM.

L’Accord de Paris de 2015 sur le changement climatique a vu les pays accepter de plafonner le réchauffement climatique à « bien en dessous » de deux degrés Celsius au-dessus des niveaux mesurés entre 1850 et 1900 – et 1,5°C si possible.

Carbone où es-tu ?
Le système de surveillance permettrait aussi de mieux comprendre le cycle complet du carbone.

Lars Peter Riishojgaard, chargé de ces questions à l’OMM, estime que l’on a une bonne connaissance sur la quantité de CO2 émise. « Nous savons dans l’ensemble combien de pétrole et de gaz de charbon nous extrayons. Nous pouvons supposer que tout est brûlé », a-t-il déclaré.

« Une partie pénètre dans la surface terrestre et une partie dans l’océan. Nous comprenons la somme de ces deux éléments, mais pas les composants individuels », a-t-il insisté.

Pour lui il est indispensable de comprendre le système dans sa globalité si on veut pouvoir en mitiger efficacement les effets néfastes.

Et il faut trouver un financement fiable.

La plupart des mesures actuelles de surveillance des GES dépendent fortement des capacités et du financement de la recherche, qui sont souvent trop intermittents et cela rend une surveillance mondiale continue « difficile à réaliser », explique l’OMM.

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