Lorsqu’il s’agit de ses nouvelles, tout est fiction pour Michael Oren
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Lorsqu’il s’agit de ses nouvelles, tout est fiction pour Michael Oren

L'ancien ambassadeur aux États-Unis écrit depuis qu'il est adolescent, déversant son âme dans des poèmes, des histoires et des scénarios

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Le vice-ministre Michael Oren lit sa nouvelle devant l'assistance réunie à Tmol Shilshom , à Jérusalem, le 4 janvier 2018 (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)
Le vice-ministre Michael Oren lit sa nouvelle devant l'assistance réunie à Tmol Shilshom , à Jérusalem, le 4 janvier 2018 (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)

Il a toujours été question d’écrire pour Michael Oren, l’ancien ambassadeur aux États-Unis, historien et actuellement sous-ministre au cabinet du Premier ministre.

Il a écrit des livres, des articles et des essais sur l’histoire du Moyen-Orient et les luttes de pouvoir. Il s’est aussi essayé à la fiction.

Jeudi dernier, lors d’une soirée froide et pluvieuse à Jérusalem, le salon littéraire du café Tmol Shilshom était rempli de gens venus écouter les nouvelles d’Oren, qu’il a lues et agrémentées d’anecdotes et d’histoires sur sa jeunesse dans la banlieue du New Jersey.

Ses histoires, regorgeant de détails et dont le ton fait écho à celui de Philip Roth, qu’Oren a présenté comme son héros littéraire, présentaient une facette différente de l’ancien ambassadeur et de ses centres d’intérêts, depuis l’archéologie jusqu’à l’éducation spécialisée, en passant par des histoires profondément personnelles.

« Pendant 80 % de ma vie, j’ai été un écrivain », a déclaré Oren. « J’étais un désastre quand j’étais gamin ; gros, lent, j’ai passé beaucoup de temps dans ma chambre. J’ai écrit des poèmes, des choses déprimantes. »

Il était cependant ambitieux. Alors qu’il était encore un jeune adolescent, Oren a apporté son manuscrit de poèmes à plusieurs maisons d’édition à New York, recevant finalement une lettre encourageante de refus dont il se souvient et qu’il a raconté avec des détails saisissants.

« Je ne savais pas que c’était le premier de dizaines, voire de centaines, de rejets », a déclaré Oren, devant un auditoire hilare. « Chaque rejet fait mal, parce que vous y mettez votre âme. »

Il s’est accroché, et a fini par être publié dans le magazine Seventeen, délaissant la classe « lente » à l’école, grâce à un professeur attentif. Il a écrit de la poésie au lycée.

Il a ajouté d’autres formes d’écriture, travaillant sur des nouvelles, des pièces de théâtre et des scénarios, et a même travaillé un été comme homme à tout faire pour Orson Welles.

Après qu’Oren a emmenagé en Israël – il a servi dans l’armée pendant une longue période et a ensuite enseigné à l’Université hébraïque et à l’Université de Tel Aviv – il a commencé à écrire sur l’histoire israélienne, plusieurs livres, notamment La Guerre des six jours. Juin 1967 et la fabrication du Moyen-Orient moderne, qui lui a valu une distinction.

Mais il y avait aussi des romans, dont deux « acclamés par la critique mais peu achetés », l’un intitulé Reunion, l’autre Sand Devil : A Negev Trilogy, tous deux encore disponibles sur Amazon. A présent, il continue à écrire de la fiction, déplorant le fait qu’il ne puisse pas écrire en hébreu, car le « langage de mon âme, hélas, est l’anglais ». Pour l’instant, il travaille à un roman sur un conseiller d’orientation junior dans une ville « un peu comme West Orange », où Oren a été élevé, et écrit aussi de la science-fiction.

« C’est une façon de me laisser aller à mon imagination », a-t-il dit.

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