Maintien en détention du conducteur ayant tué un jeune garçon à Yom Kippour
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Maintien en détention du conducteur ayant tué un jeune garçon à Yom Kippour

La police indique qu'un examen avait révélé la présence de drogues dans l'organisme d'Amir Abu Laben, soupçonné d'avoir provoqué la mort du jeune Itay Margi lors de Yom Kippour

Itay Margi. (Autorisation)
Itay Margi. (Autorisation)

Le tribunal de Tel Aviv a exigé dimanche la prolongation de la détention du conducteur d’un véhicule ayant renversé et tué un garçon de 8 ans le jour de Yom Kippour, le soupçonnant de se trouver sous l’influence de stupéfiants au moment des faits.

Amir Abu Laben, 20 ans, originaire de Ramle, est soupçonné d’avoir percuté Itay Margi à un carrefour de la route Namir à Tel Aviv.

Les Juifs non pratiquants, et en particulier les enfants, profitent souvent de la rareté des voitures sur les routes et les autoroutes pendant ce jour férié solennel, remplissant les rues de bicyclettes.

La police soupçonne Abu Laben d’homicide involontaire, de délits de trafic, de trafic de stupéfiants et d’entrave à enquête.

Lors de l’audience de dimanche, le soupçon d’homicide a été brièvement écarté avant d’être rapidement réintroduit dans le dossier.

Des témoins oculaires ont dit à la police que, dans les instants qui ont suivi l’accident, Laben avait jeté quelque chose dans les buissons voisins. La police y a ensuite trouvé 1,6 gramme de cocaïne, qu’elle pense être destinée à la vente plutôt qu’à un usage personnel, comme le prétend Abu Laben.

L’examen des appareils de télécommunication retrouvés dans son véhicule ont permis la découverte de SMS indiquant que des clients lui avaient acheté de la drogue, en plus de ses empreintes digitales retrouvées sur le pochon de cocaïne découvert sur les lieux.

Un représentant de la police a indiqué que ces découvertes appuyaient fortement les soupçons selon lesquels Abu Laben vendait de la drogue et avait tenté d’en cacher les preuves.

Il a ajouté qu’un test avait révélé la présence de drogues dans son sang, mais que la police était dans l’attente d’un second avis.

Le tribunal de première instance de Tel Aviv a prolongé de cinq jours la détention d’Abu Laben, déjà étendue de quatre jours la semaine dernière, alors que la police en avait demandé huit.

Des Israéliens roulent à vélo sur l’autoroute vide Ayalon à Tel Aviv, pendant Yom Kippour, le Jour du Grand Pardon, la plus sainte des fêtes juives, le 9 octobre 2019. (Miriam Alster/Flash 90)

En plus d’examiner les caméras de surveillance de la circulation sur les lieux, la police a interrogé un certain nombre de témoins oculaires.

L’un d’entre eux a déclaré à la police « qu’après l’accident, la seule chose qui le préoccupait était de cacher là quelque chose”, a rapporté la Douzième chaîne.

Un représentant de la police a déclaré lors de l’audience qu’un témoin a dit qu’Abu Laben « conduisait à une vitesse folle ».

Un avocat du suspect a déclaré que son client avait exprimé des regrets sur ce qui s’était passé et qu’il coopérait avec la police.

Yom Kippour, le Jour du Grand Pardon, est le jour le plus saint du calendrier juif. Il a commencé mardi au coucher du soleil et s’est terminé mercredi soir, marqué par le jeune et une prière intense pour les Juifs religieux.

Un jeune cycliste de 10 ans, Riad Abu Shariki, a également trouvé la mort ce jour-là après avoir été heurté par une moto sur la route 443 dans le centre du pays.

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