Malki : Ayrault en visite à Ramallah en avril
Rechercher

Malki : Ayrault en visite à Ramallah en avril

Le ministre français des Affaires étrangères viendrait dans la région pour évaluer les réactions à l’initiative de paix lancée par son prédécesseur, Laurent Fabius

Jean-Marc Ayrault, à la sortie de l'Elysée le 23 janvier 2014 à Paris (Crédit : AFP/Archives/Alain Jocard)
Jean-Marc Ayrault, à la sortie de l'Elysée le 23 janvier 2014 à Paris (Crédit : AFP/Archives/Alain Jocard)

Le nouveau ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, se rendra à Ramallah en avril pour évaluer les réponses à une initiative lancée par son prédécesseur, Laurent Fabius, visant à tenir une conférence de paix internationale, a annoncé l’agence de presse turque Anadolu, citant le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne, Riyad Al-Malki, vendredi.

Malki a annoncé la visite d’Ayrault à la fin d’un voyage à Bruxelles, où il a rencontré des officiels européens, y compris Didier Reynders, le ministre belge des Affaires étrangères.

« L’initiative française couvrait une partie importante de cette rencontre avec des membres de la commission des Affaires étrangères de l’Union européenne », a déclaré Malki.

Quand Fabius avait annoncé l’initiative pour une conférence de paix, avec l’espoir qu’elle soit suivie de négociations de paix importantes, il a déclaré que la France reconnaîtrait un Etat palestinien si l’initiative veniat à échouer, irritant Jérusalem, où les officiels israéliens ont déclaré que l’ultimatum de Fabius servait de motivation aux Palestiniens pour faire en sorte que les efforts échouent à coup sûr.

Les Etats-Unis avaient également réagi froidement à l’idée française, y voyant une tentative de voler son rôle de médiateur en chef dans le conflit israélo-palestinien.

Cependant, en début de mois, Ayrault, qui a repris le ministère mi-février, a retiré l’ultimatum. Ayrault avait déclaré : « Rien n’est jamais automatique. La France prend cette initiative et va la présenter à ses partenaires, donc c’est un premier pas. Il n’y a pas de conditions préliminaires. »

« Ce que nous voulons, c’est notre engagement, c’est relancer un processus politique de négociations, pour raviver un processus de paix et c’est notre priorité, avait déclaré Ayrault. Donc nous faisons tout pour créer un climat favorable pour raviver le processus. »

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...