Mandelblit déclare que l’équipe travaille dur pour finir l’enquête sur Netanyahu
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Mandelblit déclare que l’équipe travaille dur pour finir l’enquête sur Netanyahu

Le procureur général prévient que la volonté d’avancer rapidement ne devrait pas se faire au détriment du professionnalisme et de la découverte de la vérité

Le procureur général Avichai Mandelblit prend la parole lors d'une cérémonie à Jérusalem, le 26 octobre 2017. (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)
Le procureur général Avichai Mandelblit prend la parole lors d'une cérémonie à Jérusalem, le 26 octobre 2017. (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

Interrogé au sujet des enquêtes qui durent depuis longtemps sur les affaires de corruption présumée qui concernent le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le procureur général Avichai Mandelblit a déclaré que l’équipe juridique qui travaillait sur les affaires faisait de son mieux pour finir le travail dès que possible.

« C’est un élément important et très significatif, a déclaré à la Deuxième chaîne Mandelblit dans un entretien diffusé jeudi soir, alors qu’il répondait à des questions sur le temps nécessaire pour finir les enquêtes. Mais pas au détriment du professionnalisme, de la recherche de la vérité, de la découverte de la vérité. C’est ce qui est le plus important ».

Mandelblit a refusé de donner le moindre indice sur la direction que prennent les enquêtes ou sur leur progrès.

« Je ne peux pas dire s’il y a une direction ou s’il n’y a pas de direction, ce n’est pas le bon moment, a-t-il dit. Il est très important de faire cela aussi vite que possible. Nous essayons vraiment – en appuyant sur l’accélérateur, en essayant de finir l’enquête – d’en arriver à une conclusion et à des réponses, parce que c’est notre objectif pour la nation israélienne ».

Le mois dernier, on a annoncé que la police approfondissait ses investigations sur les actions du Premier ministre et qu’il serait bientôt convoqué pour être interrogé dans le cadre des deux enquêtes qui le visent, enquêtes connues sous le nom d’affaire 1000 et 2000.

Benjamin Netanyahu, Shimon Peres et le producteur Arnon Milchan lors d'une conférence de presse, en 2005 (Crédit photo: Flash90)
Benjamin Netanyahu, Shimon Peres et le producteur Arnon Milchan lors d’une conférence de presse, en 2005 (Crédit photo: Flash90)

L’Affaire 1000 fait référence aux accusations que Netanyahu et sa femme Sara auraient reçu illégalement des cadeaux de bienfaiteurs milliardaires, et notamment des cigares et du champagne pour des centaines de milliers de shekels de la part d’Arnon Milchan, producteur d’Hollywood et né en Israël.

L’Affaire 2000 concerne un présumé accord illégal entre Netanyahu et Arnon “Noni” Mozes, le propriétaire du journal Yedioth Ahronoth, qui aurait conduit le Premier ministre à entraver un quotidien rival, Israel Hayom soutenu par Sheldon Adelson, en échange d’une couverture médiatique plus favorable de la part de Yedioth.

Le Premier ministre a nié toute action illégale dans les deux affaires.

Le chef de la police Roni Alsheich s’est également exprimé sur la Deuxième chaîne au sujet des enquêtes et a admis qu’il s’était trompé dans le passé quand il avait prédit que l’enquête serait finie en janvier.

« Tout d’abord, j’avais tort quand j’ai dit cela, a reconnu Alsheich. C’était exact à l’époque, (mais) une enquête est quelque chose qui se développe ».

Le chef de la police Roni Alsheich lors d’une réunion à la Knesset, le 29 mars 2016. (Crédits : Yonatan Sindel / Flash 90)
Le chef de la police Roni Alsheich lors d’une réunion à la Knesset, le 29 mars 2016. (Crédits : Yonatan Sindel / Flash 90)

Il ne voulait pas faire une autre prédiction sur l’évolution des enquêtes : « Je ne dirai plus de choses dans le genre pour que je n’ai pas encore à dire plus tard, ‘Je me suis trompé’ ».

Le mois dernier, Netanyahu a été critiqué après avoir insinué que le chef de la police avait fait fuiter des détails de l’enquête qui le vise.

L’accusation est intervenue dans un communiqué officiel de Netanyahu publié peu après la diffusion d’un programme TV affirmant que les enquêteurs de la police devaient bientôt convoquer le Premier ministre pour un interrogatoire plus poussé.

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