Manifestation devant le domicile de Zohar contre ses propos sur la « victimisation » juive
Les propos du ministre de la Culture suscitent l'indignation des proches des victimes du 7-Octobre, qui accusent le gouvernement de chercher à réécrire l'Histoire

Dans la matinée de vendredi, des manifestants anti-gouvernement se sont rassemblés devant le domicile du ministre de la Culture et des Sports, Miki Zohar, pour exprimer leur colère face à ses déclarations qui ont laissé entendre que qualifier de « massacre » le pogrom perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023 reflétait une « tendance à la victimisation ».
Des militants du groupe anti-gouvernemental du Conseil d’octobre, parmi lesquels des proches des personnes tuées ou prises en otage lors du massacre, se sont réunis devant la résidence du ministre, située à Kiryat Gat.
Yoram Yehudai, dont le fils Ron a été assassiné lors du festival de musique électronique Nova, a diffusé un enregistrement des coups de feu tirés lors de la rave durant laquelle les personnes présentes ont été abattues par des terroristes.
« Les jeunes qui ont enregistré et filmé cela ont été massacrés, Miki ! Massacrés ! », a clamé Yehudai à travers un mégaphone, accusant Zohar et les autres dirigeants de ne pas avoir su protéger les citoyens le 7-Octobre.
Les remarques de Zohar sont intervenues alors qu’il défendait un projet de loi établissant une commémoration de l’attaque menée par le Hamas, mais excluant le terme « massacre » de l’intitulé du texte législatif.
יורם יהודאי, אביו של רון ז"ל שנרצח במסיבת הנובה השמיע את הקלטות טבח 7.10 מול ביתו של השר מיקי זוהר:
"הילדים שהקליטו וצילמו את זה נטבחו מיקי! נטבחו! כשיש הנהגה שלא יודעת לשמור עליהם ואתם ההנהגה שלא ידעה לשמור עליהם והם נטבחו בטבח 7.10 ולא יעזור לך שום דבר. לא תצליחו לטשטש את זה,… pic.twitter.com/Cb8UaqWr6l
— מועצת אוקטובר (@OctoberCouncil) February 13, 2026
Interpelé sur ces propos lors d’une interview qu’il a ensuite accordée à la chaîne pubique Kan, ce membre du parti du Likud du Premier ministre Benjamin Netanyahu a défendu son positionnement.
« L’État d’Israël est un État fort », a-t-il déclaré.
« L’époque où il était possible de massacrer l’État d’Israël est révolue. Malheureusement, il est possible de tuer, de blesser et d’assassiner des citoyens israéliens, ce qui est très regrettable, et nous ferons tout, si Dieu le veut, pour empêcher que de telles choses se produisent. Mais il n’est plus possible de massacrer la nation israélienne. »
Interrogé par l’interviewer sur la pertinence de « voir les choses telles qu’elles sont », Zohar a répondu : « Je ne suis pas très porté sur la mentalité de victime. »
Les familles et les proches des victimes ont alors accusé le ministre de la Culture de réécrire l’Histoire.







