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Mélenchon estime « avoir besoin d’autres relations avec la presse »

À l'approche de l'élection présidentielle, le chef des Insoumis veut mettre fin à la "guerre implacable" menée jusque-là "contre le système médiatique"

Jean-Luc Mélenchon à Toulouse, en 2013. (Crédit : Pierre-Selim/WikiCommons)
Jean-Luc Mélenchon à Toulouse, en 2013. (Crédit : Pierre-Selim/WikiCommons)

Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise à la présidentielle, a confié jeudi avoir besoin, à l’approche de l’élection présidentielle de 2022, « d’autres relations avec la presse » que la « guerre implacable » menée jusque-là « contre le système médiatique ».

Lors d’un discours à son nouveau local de campagne du Xe arrondissement de Paris, le chef des Insoumis a tenu à adresser des vœux à la presse avec une « touche de sincérité qu’ils n’avaient peut-être pas les autres années ».

La pandémie a mis en lumière « l’importance de l’information et de la pluralité de ses sources ».

Ainsi, « nous allons changer quelques-uns de nos fusils d’épaule ». « Nous avons mené contre le système médiatique une guerre implacable dont il n’est pas question de se dédire », a dit Jean-Luc Mélenchon.

En particulier, il continue de trouver anormal que « neuf personnes contrôlent 90 % des médias ».

Mais à l’approche de la présidentielle de 2022, « l’année qui vient va être si riche ». Donc « nous avons besoin d’avoir d’autres relations avec la presse, non pas pour peser sur ses contenus », a jugé le président des députés Insoumis.

« S’il vous plaît ne nous assignez pas à une idée qui ne soit pas la nôtre. Pas d’étiquette qui ne nous corresponde pas », a-t-il demandé aux journalistes, citant en exemple les accusations d’ambiguïté sur l’antisémitisme ou la République.

Jean-Luc Mélenchon a insisté sur la nécessité d’un débat de fond sur son programme : « Ca suffit, dites plutôt que je suis un affreux collectiviste, et qu’avec moi tout va se dissoudre dans le collectif, même si ce n’est pas vrai. »

Il a prévenu que LFI allait faire émerger via la plateforme Action populaire, utilisée pour la collecte de signatures d’adhésion à sa candidature, son propre réseau social pour « ne pas avoir à craindre l’interruption » de ses comptes Twitter ou Facebook.

Selon celui qui a déclaré sa candidature en novembre, bien plus tôt que les autres prétendants à gauche, « 2022 est la dernière station avant le désert », donc sa préparation est « déterminante ».

Il a annoncé la création en février d’un « parlement de campagne » servant d’espace de discussion sur le programme, sans entrer dans les détails.

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