Michaeli retire le parti travailliste de la coalition
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Michaeli retire le parti travailliste de la coalition

Opposée à l'entrée dans un gouvernement dirigé par Netanyahu, la nouvelle cheffe du parti a annoncé que la faction de centre gauche prenait un nouveau départ

La députée Travailliste Merav Michaeli lors du vote à la tête du parti dans un bureau de vote de Tel Aviv, le 24 janvier 2021. (Crédit : Miriam Alster/ Flash90)
La députée Travailliste Merav Michaeli lors du vote à la tête du parti dans un bureau de vote de Tel Aviv, le 24 janvier 2021. (Crédit : Miriam Alster/ Flash90)

Les premières manœuvres de la cheffe du parti travailliste, Merav
Michaeli ?
Retirer le parti de centre-gauche de la coalition et ordonner aux ministres Amir Peretz et Itzik Shmuli de démissionner de leurs postes respectifs.

« Le parti travailliste quitte le gouvernement Netanyahu-Gantz corrompu. J’ai informé Peretz et Shmuli qu’ils doivent démissionner du gouvernement dès que possible. Le parti travailliste recommence à zéro », a-t-elle écrit sur Twitter.

Peretz, ministre de l’Economie, et Shmuli, ministre des Affaires sociales, n’ont pas réagi.

Merav Michaeli a remporté dimanche les primaires à la tête du parti Travailliste, prenant en charge la destinée de la formation historique de centre-gauche qui pourrait bien échouer à franchir le seuil électoral lors des élections à la Knesset du 23 mars prochain.

Sa décision de lundi semblait viser à imposer des sanctions sévères aux deux hommes politiques travaillistes qui, malgré des promesses électorales répétées de ne jamais servir sous un Premier ministre accusé d’infractions pénales, ont intégré le gouvernement en mai dès que cette occasion s’est présentée.

Après que Peretz a fait entrer le parti travailliste dans le gouvernement d’union dirigé par Benjamin Netanyahu, Michaeli a refusé de siéger dans la coalition, faisant d’elle un membre de l’opposition de facto au sein de son propre parti, et au sein de la coalition.

Son discours de victoire dimanche était teinté de critiques visant ses prédécesseurs : « vous, à qui on a menti, qui avez été trompés, dont on a pris en otage le vote, revenez chez vous. Revenez dans ce foyer de vérité », a-t-elle déclaré à l’adresse des électeurs.

La formation a connu de nombreux revers ces dernières années, touchée par un glissement à droite des électeurs israéliens, par des agitations au sein du parti et par l’émergence de nouveaux acteurs politiques qui ont érodé sa base.

Michaeli était devenue la favorite de ces primaires après l’annonce faite par Peretz, au début du mois, qu’il présentait sa démission de dirigeant de la formation et qu’il ne se présenterait pas lors du scrutin. Le numéro deux de la formation, le ministre des Affaires sociales Itzik Shmuli, avait ultérieurement indiqué qu’il ne participerait pas aux primaires et qu’il avait pris la décision de quitter les rangs du parti.

Les députés Travaillistes Itzik Shmuli, à gauche, et Amir Peretz au siège du parti à Tel Aviv, le 13 février 2019. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Le parti travailliste organisera ses primaires le 1er février, trois jours avant la date limite pour l’enregistrement des partis avant les élections de mars, date à laquelle toutes les alliances doivent être finalisées.

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