Miri Regev : Israël ne doit pas payer pour les frais juridiques des terroristes
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Miri Regev : Israël ne doit pas payer pour les frais juridiques des terroristes

La ministre de la Culture dénonce le 'paradoxe' où l'on utilise les impôts des Israéliens pour défendre leurs meurtriers

La ministre de la Culture et des Sports Miri Regev en conférence de presse à Jérusalem, le 31 août 2015 (Crédit : Marc Israël Sellem/Pool)
La ministre de la Culture et des Sports Miri Regev en conférence de presse à Jérusalem, le 31 août 2015 (Crédit : Marc Israël Sellem/Pool)

La ministre de la Culture et des Sports, Miri Regev, a adressé mardi une lettre au ministère de la Justice demandant que l’Etat cesse de fournir un avocat aux terroristes.

Dans la lettre, imprimée sur du papier à lettre officiel du ministère de la Culture et des Sports, Regev, a demandé la fin de « la politique surréaliste par laquelle les terroristes reçoivent des conseils juridiques et une défense payés par l’argent des impôts des victimes assassinées ».

« La grande majorité des terroristes sont des résidents de Jérusalem-Est qui ont la carte d’identité de résident, et certains d’entre eux sont des citoyens [israéliens] avec une carte d’identité bleue », a dénoncé Regev.

La carte d’identité bleue est détenue par les citoyens d’Israël, indépendamment de leur appartenance ethnique. Une carte de résident, généralement de couleur orange, donne à son titulaire des privilèges limités, comme le vote aux éléctions municipales – mais pas nationales.

« Le gouvernement d’Israël », a poursuivi Regev, « a pris une série de mesures importantes destinées pour faire face à la récente vague de terreur. Les mesures sécuritaires et opérationnelles mises à part, quelques mesures juridiques ont été prises concernant la négation du statut et le versement des allocations des résidents, les démolitions de maisons et autres ».

« Même si le gouvernement va de l’avant avec ces mesures, il utilise les caisses publiques pour financer la représentation juridique pour ces mêmes terroristes, et leur fournit les meilleurs avocats de la défense et des experts juridiques, y compris d’autres spécialistes (psychiatres, orthophonistes, etc.) », a écrit Regev.

« Même si je suis consciente de l’importance de la représentation légale dans un Etat de droit démocratique respectueux des lois, les terroristes devraient financer de leur propre poche et pas avec l’argent des citoyens d’Israël qu’ils essaient d’assassiner. Ce paradoxe doit prendre fin », a écrit Regev.

La ministre de la Justice, Ayelet Shaked, a répondu à Regev qu’elle examinerait la question et prendrait une décision sur la question. Selon le journal hébreu, Maariv, Shaked, une députée du parti HaBayit HaYehudi, tendrait à vouloir accepter la demande de Regev.

Selon la loi israélienne, la défense publique est un droit accordé à tous les citoyens de l’Etat.

Lorsqu’il s’agit d’accusés qui ne sont pas des citoyens et qui ont seulement un statut résidentiel, l’Etat peut décider de les juger dans le système de justice militaire ou le système civil, et s’il leur fournira une représentation légale.

Les accusés jugés devant un tribunal militaire et qui ont seulement le statut de résidence ont également une sorte de représentation légale mais qui est plus limitée.

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