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Montréal: des propalestiniens bloquent l’accès a un événement pro-Israël au musée de la Shoah

La communauté juive locale dénonce la manifestation comme une intimidation intentionnelle ; la police est déployée en force pour sécuriser un rassemblement similaire à la synagogue

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Capture d'écran d'une vidéo d'une manifestation propalestinienne devant un centre communautaire juif à Montréal, Canada, le 5 mars 2024. (Crédit : X ; utilisé conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)
Capture d'écran d'une vidéo d'une manifestation propalestinienne devant un centre communautaire juif à Montréal, Canada, le 5 mars 2024. (Crédit : X ; utilisé conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Des centaines de manifestants propalestiniens ont encerclé lundi le Musée de l’Holocauste de Montréal, empêchant l’accès au bâtiment où était organisée une rencontre avec un groupe de réservistes de l’armée israélienne dans le cadre d’une tournée de sensibilisation.

Les manifestants auraient notamment scandé « Mort à Israël, mort aux Juifs ».

L’événement, qui se déroulait dans le bâtiment de la Fondation de la communauté juive qui abrite le musée de la Shoah, faisait partie d’une tournée nord-américaine organisée par DiploAct, un groupe de pression qui fait campagne contre la délégitimation d’Israël. Parmi les orateurs figuraient Nir Yosef, Ori Itzhaki et Aby Volcovich, tous réservistes de Tsahal.

Les organisateurs de l’événement – la Fédération CJA, un important groupe communautaire juif local, et le Centre consultatif des relations juives et israéliennes (CIJA) – ont déclaré dans un communiqué commun que les manifestants « tentaient de bloquer l’accès au bâtiment et harcelaient ceux qui essayaient d’entrer ».

Dénonçant la manifestation, le communiqué précise qu’elle « n’avait rien à voir avec les opinions politiques ou le conflit à l’étranger ; elle était un acte intentionnel d’intimidation à l’égard des Juifs de Montréal. Les manifestations que nous dénonçons depuis des semaines sont devenues des foules haineuses qui s’en prennent aux institutions juives. »

« L’appel à l’intifada, au terrorisme contre les civils, n’est pas une manifestation pacifique », poursuit le communiqué. « Les juifs doivent pouvoir se réunir sans avoir besoin de protection. Nous posons aujourd’hui la question à nos dirigeants : que faut-il qu’il se passe de plus pour que vous compreniez la gravité de la situation ? »

Des bagarres auraient éclaté avec la police, qui a fait usage de gaz poivré sur certains manifestants, mais aucune arrestation n’a été signalée.

CTV News Montreal a rapporté qu’un petit groupe de personnes de la communauté juive avait organisé une contre-manifestation.

Un responsable du CJA a déclaré au quotidien britannique Jewish Chronicle que l’événement de DiploAct s’était déroulé comme prévu, la plupart des participants ayant pu entrer dans le bâtiment avant que les manifestants ne le bloquent.

Dans un autre communiqué, le CJA et le CIJA ont indiqué qu’ils avaient fait part à la police de leurs préoccupations en matière de sécurité avant l’événement, citant « l’escalade des manifestations de haine au cours des derniers mois », et qu’ils avaient demandé que des ressources soient déployées pour garantir l’accès au bâtiment.

La police n’a pas été en mesure de maintenir des zones tampons et n’a pas réussi à assurer l’accès à toutes les entrées et à toutes les sorties.

Le National Post a rapporté que la manifestation était organisée par la section de Solidarité pour les droits humains des Palestiniens (SPHR) de l’Université Concordia.

Selon l’article, le SPHR aurait fait pression sur l’université Concordia pour qu’elle n’accueille pas l’événement sur le campus comme cela avait été initialement prévu, avant qu’il ne soit déplacé au Musée de l’Holocauste.

Le centre Hillel de l’université Concordia a déclaré que l’annulation de l’événement était due au « mouvement BDS à Montréal ».

Le groupe Start Up Nation, qui a également participé à l’organisation de la conférence DiploAct, a déclaré que cette annulation revenait à une déclaration de l’université Concordia disant que « les Israéliens n’étaient pas les bienvenus… Il s’agit d’une discrimination absolue ».

DiploAct a organisé une conférence similaire mardi à la synagogue espagnole et portugaise de Montréal, et là aussi, il y a eu un rassemblement de manifestants propalestiniens.

« Un autre jour, une autre foule en colère scandant des propos haineux à l’encontre des Juifs de Montréal », ont déclaré le CJA et le CIJA.

Selon les groupes, les manifestants avaient reçu une injonction les obligeant à rester à 50 mètres des institutions de la communauté juive et la police « était présente en force pour assurer des zones tampons efficaces ».

Le Mouvement de lutte contre l’antisémitisme a écrit sur X que « protester contre Israël à l’extérieur des centres communautaires juifs locaux ne relève pas de la critique légitime. Il s’agit de la haine du peuple juif ».

Des manifestants anti-Israël brandissent des drapeaux palestiniens lors d’une manifestation à Toronto, Ontario, Canada, le 9 octobre 2023 (Crédit : Cole Burston / AFP)

La guerre dans la bande de Gaza et les manifestations de groupes propalestiniens contre Israël ont entraîné une recrudescence de l’antisémitisme dans les villes du monde entier.

La guerre a éclaté à la suite d’une attaque meurtrière lancée par le groupe terroriste palestinien du Hamas contre Israël, avec des milliers de terroristes envahissant le sud d’Israël par la frontière avec la bande de Gaza tuant près de 1 200 morts, pour la plupart des civils, tout en se livrant à des atrocités telles que viols collectifs, tortures et mutilations généralisés des victimes. Les terroristes ont également enlevé 253 personnes de tous âges qui ont été emmenées en otage à Gaza.

Israël a réagi par une campagne militaire visant à renverser le régime du Hamas, à détruire le groupe terroriste et à libérer les otages.

Quelques jours après le 7 octobre, le SPHR a publié une déclaration approuvant les attaques du Hamas.

Le mois dernier, une grande cycliste canadienne a été exclue de la cérémonie de la Journée internationale de la femme dans l’Ontario, au Canada, où elle devait prendre la parole, suite aux pressions de groupes propalestiniens, au motif qu’elle avait servi dans l’armée israélienne il y a plusieurs dizaines d’années.

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