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Mort d’un 2e membre des CGRI après des raids en Syrie, liés à l’attaque de Megiddo

Selon l’Iran, Meqdad Meqdani a succombé aux blessures infligées par la frappe de vendredi dernier. Il s'agit de la 3e frappe israélienne présumée en l'espace de 4 nuits

Capture d’écran d’une vidéo supposée montrer une  frappe israélienne sur Damas, le 31 mars 2023. (Capture d’écran : Twitter)
Capture d’écran d’une vidéo supposée montrer une frappe israélienne sur Damas, le 31 mars 2023. (Capture d’écran : Twitter)

L’Iran a déclaré dimanche qu’un deuxième membre de son Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) avait succombé aux blessures subies lors d’une frappe aérienne israélienne présumée en Syrie, vendredi matin.

Selon l’agence de presse Reuters, « Meqdad Meqdani a été blessé lors de l’attaque sioniste vendredi à l’aube et est devenu un martyr », aurait fait savoir l’agence de presse semi-officielle Mehr, ajoutant qu’il avait été conseiller militaire du CGRI.

Un autre conseiller du CGRI, Milad Heydari, a également été tué lors de cette frappe.

Le CGRI a promis de se venger, disant : « Le régime sioniste recevra ce qu’il mérite suite à ce crime. »

Entre-temps, des médias israéliens ont indiqué, sans citer leurs sources, que ces frappes aériennes en Syrie – trois d’affilée en l’espace de quatre nuits – pourraient être liées à l’attentat terroriste du mois dernier, près de Megiddo dans le nord d’Israël, attribué au Hezbollah.

Selon Jérusalem, cet attentat a été perpétré par un terroriste qui a franchi la barrière frontalière libanaise à l’aide d’une échelle.

Une victime a été grièvement blessée lors de cet attentat.

Nombre de détails de l’enquête sur l’attentat font encore l’objet d’un embargo de publication, mais le site d’information du Haaretz estime que ces frappes aériennes sur des cibles iraniennes en Syrie sont le signe que le CGRI est impliqué dans les derniers incidents de sécurité.

Selon le média d’État syrien, l’armée de l’air israélienne a mené des frappes aériennes près de la ville de Homs samedi soir, blessant cinq soldats.

L’opération a eu lieu après que des frappes aériennes attribuées à Israël ont été menées dans la capitale syrienne Damas, aux premières heures de la journée de vendredi, tout comme la nuit précédente.

Des sources de renseignement occidentales ont déclaré à Reuters que les frappes de samedi avaient touché plusieurs bases aériennes dans le centre de la Syrie où le personnel iranien était basé.

Les deux sources ont déclaré que les frappes visaient la base aérienne de Tiyas, également connue sous le nom de T-4, située près de l’ancienne ville de Palmyre dans le gouvernorat de Homs, et l’aéroport d’al-Dabaa près d’al-Qusayr, toujours dans le gouvernorat de Homs, à proximité de la frontière libanaise.

Il s’agit d’une zone connue pour abriter des membres du Hezbollah libanais, importante organisation terroriste soutenue par l’Iran, ainsi que d’autres groupes et milices pro-iraniens.

T-4 est considéré comme l’un des deux principaux aéroports – l’autre étant l’aéroport international de Damas – utilisés par les compagnies aériennes iraniennes pour convoyer des matériels militaires de grandes dimensions destinés au Liban.

Les armes seraient ensuite stockées dans des entrepôts des environs avant d’être acheminées par camion vers le Liban.

Les frappes aériennes de samedi ont eu lieu un jour après que les médias syriens ont déclaré que les frappes aériennes israéliennes avaient frappé la capitale, Damas, pour la deuxième fois cette semaine.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a fait savoir que ces frappes visaient un dépôt d’armes des forces gouvernementales et des groupes soutenus par l’Iran, dans le sud de Damas.

La nuit précédente, SANA avait déclaré que l’armée de l’air israélienne avait ciblé des sites à Damas, blessant deux soldats et occasionnant des dégâts matériels.

L’état de santé des deux soldats n’est pas connu.

Ces dernières années, de nombreux soldats syriens affectés dans des unités de défense aérienne ont trouvé la mort lors de frappes aériennes imputées à Israël.

En règle générale, l’armée israélienne ne fait pas de commentaires sur les frappes en Syrie, ce qui ne l’a pas empêché d’admettre avoir mené des centaines d’opérations contre des groupes soutenus par l’Iran qui tentaient de s’installer en Syrie, ces dix dernières années.

L’armée israélienne déclare également s’en prendre aux cargaisons d’armes destinées à ces groupes, au premier rang desquels figure le Hezbollah.

Par ailleurs, ces frappes aériennes attribuées à Israël ont à plusieurs reprises pris pour cible les systèmes de défense aérienne syriens.

Les dernières frappes aériennes de jeudi et vendredi derniers font suite à deux autres frappes également attribuées à Israël, ces dernières semaines, contre l’aéroport international d’Alep.

Ces attaques avaient conduit à la fermeture temporaire des pistes de l’aéroport.

Selon deux « sources de renseignement régionales » anonymes qui se sont confiées à l’agence de presse Reuters, l’une des frappes de la semaine passée aurait également visé un dépôt de munitions souterrain situé près de l’aéroport militaire de Nairab.

Ces sources ont assuré que le site était utilisé pour stocker des systèmes de guidage de missiles livrés par des avions cargo iraniens.

Toujours ce mois-ci, contrairement à sa pratique, Israël a mené une frappe diurne dans le nord-ouest de la Syrie, blessant trois soldats et occasionnant des dégâts matériels, a déclaré SANA.

Emanuel Fabian a contribué à cet article.

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