Mort d’un soldat israélien blessé au Liban après 31 ans dans un état végétatif
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Mort d’un soldat israélien blessé au Liban après 31 ans dans un état végétatif

Ses amis et sa famille se souviennent du sergent Avraham Ajami comme d'un jeune homme "spécial" de 19 ans "qui n'a jamais arrêté de sourire"

Des véhicules de l'armée israélienne sur le pont d'Awali lors du retrait du Liban, le 16 février 1985. (Crédit :  Yossi Zamir/Flash90)
Des véhicules de l'armée israélienne sur le pont d'Awali lors du retrait du Liban, le 16 février 1985. (Crédit : Yossi Zamir/Flash90)

Un soldat de l’armée israélienne qui avait été grièvement blessé au Liban il y a 31 ans et qui se trouvait depuis dans un état végétatif est mort cette semaine à l’âge de 50 ans. Ses funérailles ont eu lieu mercredi.

Lors de son inhumation, les amis et la famille du sergent Avraham Ajami ont évoqué un jeune homme timide de 19 ans qui était « adoré par tous ».

Ajami faisait partie du corps d’artillerie israélien lorsque l’armée combattait dans le sud du Liban.

En 1987, un obus avait explosé à côté de lui durant une bataille qui avait éclaté à un poste de l’armée, dans la ville de Marjayoun.

Ajami avait été évacué dans un état critique vers un hôpital, grièvement blessé à la tête. Il avait survécu mais n’avait jamais repris conscience. Il avait passé 31 ans dans un état végétatif.

Entouré des membres de sa famille et de ses amis, Ajami est décédé dans la journée de mardi des suites d’une pneumonie contractée il y a deux semaines.

Une cérémonie à laquelle ont assisté des dizaines de personnes a été organisée par l’armée en son honneur mercredi au cimetière militaire de Holon, a rapporté le site d’information en hébreu Ynet.

« Abraham était adoré par tous – [Il était] timide, introverti et il aimait venir en aide aux autres », a dit sa sœur, Metuka Aspir. « Il n’a jamais eu de petite amie, parce qu’il avait seulement 19 ans et qu’il a eu 19 ans toute sa vie. Il n’a jamais connu ce privilège ».

Le frère d’Ajami, Reuven, a déclaré dans son éloge funèbre que « ses amis l’adoraient et il semble qu’il ait été une personnalité véritablement spéciale. Après qu’il a été blessé, [ses amis] nous ont dit des choses à son sujet que nous ne savions pas, il était tellement timide. Il n’était pas quelqu’un d’ordinaire ».

« Il avait une force intérieure immense et il souriait toujours », a renchéri le commandant d’Ajami, Dror Lifshitz. « Je me souviens que nous avons tenté une fois de lui dire d’ôter son sourire de son visage, et il nous a répondu ‘d’accord’, puis il nous a regardé en souriant et il nous a dit : ‘je n’y arrive pas’. »

Le ministre-adjoint à la Diplomatie, Michael Oren, qui représentait le gouvernement lors de la cérémonie, a déploré la perte « insupportable » subie par la famille.

« Je ne parviens pas à me souvenir d’une telle tragédie d’un soldat qui tombe au combat, mais sans tomber. Qui revient chez lui, mais sans y revenir. Qui retrouve sa famille – mais qui ne la retrouve pas en restant dans le coma pendant 31 ans. C’est insupportable », a commenté Oren.

« En mon nom et au nom du gouvernement, je vous souhaite de trouver la paix, la sérénité et le repos que vous méritez tant après toutes ces années ».

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