Moscou: la rumeur d’avions israéliens interceptés, une « absurdité d’amateur »
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Moscou: la rumeur d’avions israéliens interceptés, une « absurdité d’amateur »

Suite aux informations selon lesquelles ses avions de chasse auraient intercepté des F-16, le ministère russe de la Défense affirme qu'il n'opère pas dans l'espace aérien libanais

Un F-16 de l'armée de l'air israélienne, le 31 décembre 2015. (Ofer Zidon/Flash90/File)
Un F-16 de l'armée de l'air israélienne, le 31 décembre 2015. (Ofer Zidon/Flash90/File)

Lundi, Moscou a réfuté les informations selon lesquelles des avions de combat israéliens ont été interceptés par des avions de chasse russes au-dessus du Liban tôt lundi matin comme étant une « absurdité d’amateur », affirmant que ses avions n’opèrent pas dans l’espace aérien libanais.

Selon des informations libanaises non confirmées, deux avions F-16 de l’armée de l’air israélienne auraient été interceptés par des avions Sukhoi Su-34 au-dessus de Tripoli et contraints de quitter les lieux. Elles ont été reprises par la chaîne israélienne Hadashot et par des médias russes.

« L’information diffusée par un média israélien au sujet d’une prétendue ‘interception’ de deux F-16 israéliens par un Su-34 russe dans l’espace aérien libanais est un non-sens d’amateur », a déclaré le ministère de la Défense russe dans un communiqué, selon Spoutnik.

« Les bombardiers multifonctions Su-34, qui appartiennent aux forces aériennes russes en Syrie, ne sont pas utilisés pour intercepter des cibles aériennes et n’effectuent pas de tâches dans l’espace aérien du Liban », poursuit le communiqué.

Selon les informations rapportées, cet incident rare s’est produit en dépit d’un accord entre Moscou et Jérusalem pour éviter un conflit entre les deux pays. Il n’y a pas eu de confirmation officielle de la Russie ou d’Israël.

Une vidéo des avions russes survolant le Liban a circulé, mais les images ne montraient pas d’avions de chasse israéliens.

Selon les médias, les avions russes auraient participé à des exercices au large des côtes libanaises et syriennes, mais ont été contraints d’atterrir en raison de mauvaises conditions météorologiques.

Le site d’information Al Masdar a indiqué que c’était la première fois depuis des mois que des avions russes pénétraient dans l’espace aérien libanais en provenance de Syrie. L’agence de presse a déclaré que la raison de la mission était inconnue.

Des avions de chasse israéliens survoleraient souvent l’espace aérien libanais pour effectuer des missions de reconnaissance. Selon certaines informations, de nombreuses attaques israéliennes contre des cibles en Syrie ont été lancées à partir de l’espace aérien libanais.

Plus tôt ce mois-ci, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré qu’il n’avait aucune raison de croire que le Kremlin tenterait de limiter la liberté d’action d’Israël dans la région.

Compte tenu de la forte présence russe en Syrie, Israël a mis en place en septembre 2015 un mécanisme avec Moscou – associant des groupes de travail dirigés par les chefs adjoints des deux armées – pour éviter des conflits et des malentendus qui pourraient s’avérer fatals.

Le président russe Vladimir Poutine (à droite) avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, au Kremlin à Moscou, le 9 mai 2018. (Crédit : SERGEI ILNITSKY/AFP)

Toutefois, un haut fonctionnaire de l’armée de l’air a souligné que ce système était limité : Israël n’informe pas les Russes avant de mener des frappes aériennes en Syrie, et la Russie ne laisse pas non plus les Israéliens participer à ses plans.

Depuis que cet accord russo-israélien a été conclu, les responsables israéliens ont souligné la nuance entre cet accord particulier et la pleine coopération militaire.

« Coopérer n’est pas le bon terme. Nous ne nous coordonnons pas [avec la Russie]. Il s’agit de mesures de prévention des conflits et de sécurité, afin que personne ne subisse de préjudice », a déclaré récemment un officier supérieur.

Israël a reconnu avoir mené plusieurs raids aériens sur des cibles iraniennes en Syrie et est soupçonné d’en avoir mené plusieurs autres. Le plus récent a eu lieu la semaine dernière, lorsqu’une base aérienne militaire de l’ouest de la Syrie a été frappée par un raid aérien.

« Nous avons informé les Russes que nous allions frapper en Syrie, mais nous ne leur avons pas dit où exactement ou quelles étaient les cibles », a expliqué l’officier.

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