Nasrallah : la guerre de 2006 a porté un coup à ‘l’esprit et à l’arrogance’ d’Israël
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Nasrallah : la guerre de 2006 a porté un coup à ‘l’esprit et à l’arrogance’ d’Israël

Pour le chef terroriste libanais, la ‘défaite’ de l’Etat juif dans la deuxième guerre du Liban a servi à dissuader d’autres opérations de l’armée israélienne

De jeunes hommes agitent des drapeaux libanais ou du groupe terroriste chiite du Hezbollah pendant un discours de Hassan Nasrallah, chef de l'organisation, commémorant les dix ans de la deuxième guerre du Liban, le 13 août 2016. (Crédit : Mahmoud Zayyat/AFP)
De jeunes hommes agitent des drapeaux libanais ou du groupe terroriste chiite du Hezbollah pendant un discours de Hassan Nasrallah, chef de l'organisation, commémorant les dix ans de la deuxième guerre du Liban, le 13 août 2016. (Crédit : Mahmoud Zayyat/AFP)

Le dirigeant du groupe terroriste libanais du Hezbollah a déclaré samedi que la deuxième guerre du Liban, il y a dix ans, avait porté un coup à « l’esprit, l’arrogance, la volonté, la confiance et l’existence d’Israël », et que le conflit de 34 jours avait entraîné la population israélienne à perdre confiance en l’armée.

Pendant un discours télévisé, Nasrallah a déclaré samedi aux milliers de personnes rassemblées pour marquer le dixième anniversaire de la guerre qui a secoué l’establishment militaire israélien par ce qu’il a affirmé être une défaite infligée par le Hezbollah dans le conflit de 2006.

« C’était un tremblement de terre qui a secoué l’armée israélienne », a déclaré Nasrallah selon les médias affiliés à l’organisation chiite.

Nasrallah a déclaré que la guerre avait créé une « dissuasion mutuelle entre l’entité sioniste et la résistance », et a répété sa menace de lancer des roquettes contre Israël, affirmant que les armes du Hezbollah pouvaient atteindre « n’importe quel point » du pays.

Des femmes agitent des drapeaux libanais ou du groupe terroriste chiite du Hezbollah devant des portraits du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei (à droite) et le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, pendant un discours de ce dernier commémorant les dix ans de la deuxième guerre du Liban, à Bint Jbeil, le 13 août 2016. (Crédit : AFP/Mahmoud Zayyat)
Des femmes agitent des drapeaux libanais ou du groupe terroriste chiite du Hezbollah devant des portraits du guide suprême iranien, l’ayatollah
Ali Khamenei (à droite) et le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, pendant un discours de ce dernier commémorant les dix ans de la deuxième guerre du Liban, à Bint Jbeil, le 13 août 2016. (Crédit : AFP/Mahmoud Zayyat)

Le chef du Hezbollah a également déclaré que le calme relatif le long de la frontière israélo-libanaise ces dernières années lui donnait raison sur ses remarques quant à la faiblesse de l’Etat juif, – « plus faible qu’une toile d’araignée ».

Nasrallah avait pour la première fois parlé de « toile d’araignée » dans un discours suivant le retrait de l’armée israélienne de Bint Jbeil, un centre majeur du Hezbollah en mai 2000.

Le conflit de 2006 avait éclaté quand Israël avait riposté à un raid transfrontalier du Hezbollah qui avait enlevé deux soldats et en avait tué trois. Les violences avaient rapidement escaladé en guerre.

Pendant tout le conflit, le Hezbollah avait tiré des milliers de roquettes sur le nord d’Israël, qui avait mené des frappes dévastatrices au Liban.

Beaucoup en Israël ont considéré que la guerre aérienne et terrestre massive au Liban avait été un échec parce qu’elle n’a pas empêché les tirs de roquettes du Hezbollah, ni permis de retrouver les deux soldats enlevés. Leurs dépouilles ont été récupérées dans le cadre d’un échange de prisonniers en 2008.

La guerre a coûté la vie à 1 200 personnes au Liban, dont beaucoup de civils, et à 160 Israéliens, pour la plupart des soldats.

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