Netanyahu : Abbas a montré que les Palestiniens ne veulent pas la paix
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Netanyahu : Abbas a montré que les Palestiniens ne veulent pas la paix

Avec la nouvelle stratégie de sécurité nationale de Trump, le Premier ministre souligne que Washington a démontré que la racine des troubles au Moyen-Orient n’était pas Israël

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, parle lors d'une conférence de presse conjointe avec le président français à l'issue de leur rencontre au palais présidentiel de l'Elysée, à Paris, le 22 décembre 2017. (Crédit : AFP / POOL / Francois Mori)
Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, parle lors d'une conférence de presse conjointe avec le président français à l'issue de leur rencontre au palais présidentiel de l'Elysée, à Paris, le 22 décembre 2017. (Crédit : AFP / POOL / Francois Mori)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche que le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, en rejetant les efforts de paix menés par les Etats-Unis, a montré qu’il n’était pas intéressé par la résolution du conflit israélo-palestinien.

« [Abbas] a déclaré qu’il quittait le processus et, de fait, n’est pas intéressé par une proposition que les Etats-Unis pourraient soumettre. Je pense qu’une fois de plus cela devient clair : ce sont les Palestiniens qui ne veulent pas résoudre ce conflit », a déclaré Netanyahu.

Après la reconnaissance par le président américain Donald Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël au début du mois, M. Abbas a déclaré qu’il n’accepterait plus les Etats-Unis comme intermédiaire dans les négociations de paix.

Il refuse également de rencontrer des membres de l’équipe de paix de Trump, et a annulé une réunion prévue avec le vice-président américain Mike Pence la semaine dernière. (Pence a ensuite reporté sa visite dans la région en raison d’impératifs nationaux.)

S’exprimant vendredi aux côtés du président français à Paris, Abbas a qualifié les Etats-Unis de « médiateur malhonnête » et a fermement exclu tout plan de paix que l’administration Trump pourrait proposer.

Emmanuel Macron et Mahmoud Abbas à l’Élysée le 22 décembre 2017 (Crédit : AFP / POOL / Francois Mori)

S’exprimant avant la réunion hebdomadaire du cabinet, Netanyahu a également fait référence à la stratégie de sécurité nationale récemment dévoilée par Trump, qui a indiqué qu’Israël n’est pas la racine des troubles du Moyen-Orient.

« Les Etats-Unis ont dit autre chose de très important : la racine du conflit général au Moyen-Orient ne réside pas en Israël, mais en Iran et dans l’islam radical et le terrorisme qu’il inspire », a déclaré le Premier ministre.

« Toutes ces raisons sont les seules véritables qui ont été révélées à tous. Quiconque voit clairement et est intègre ne peut le nier » a-t-il ajouté.

Le Premier ministre a également abordé la décision imminente d’Israël de quitter l’UNESCO, la branche culturelle des Nations unies.

« Je pense que c’est approprié, étant donné l’attitude biaisée, unilatérale et absurde de cette organisation envers nous, et dans le contexte de la position forte des Etats-Unis à l’ONU, que nous saluons » a-t-il dit.

Des Juifs français avec des drapeaux israéliens pendant une manifestation contre l’UNESCO devant le siège de l’agence à Paris, le 17 juillet 2017. (Crédit : Serge Attal/Flash90)

La semaine dernière, les Etats-Unis ont opposé leur veto à une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU condamnant la reconnaissance par Trump de Jérusalem en tant que capitale d’Israël. Une mesure similaire a été adoptée plus tard par l’Assemblée générale des Nations Unies, bien que, contrairement au Conseil de sécurité, la résolution ne soit pas juridiquement contraignante.

Netanyahu a également commenté la décision du Danemark de renforcer les critères selon lesquels il accorde des aides aux ONG palestiniennes, prédisant que ce pays « n’est pas le premier et ne sera pas le dernier ».

Le ministère danois des Affaires étrangères a fait cette annonce vendredi, déclarant qu’il mettrait en place un processus de vérification plus rigoureux pour le transfert de fonds aux ONG palestiniennes.

« Il est important que nous soyons certains que l’aide danoise soit faite à bon escient », a déclaré le ministre danois des Affaires étrangères, Anders Samuelsen.

Le Premier ministre a déclaré qu’il avait exhorté d’autres pays européens à prendre une position similaire et à « cesser de soutenir les organisations qui soutiennent le terrorisme et promeuvent le boycott d’Israël ».

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