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Netanyahu : Avec une opération à Rafah, Israël sera « à quelques semaines » d’une « victoire totale »

Le Premier ministre déclare que l'incursion pourrait être retardée mais pas annulée si un accord sur les otages était conclu ; les États-Unis confirment qu'un "accord" a été conclu à Paris sur les "contours" de l'accord

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 17 février 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 17 février 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Une offensive israélienne sur la ville de Rafah, où sont réfugiés près d’un million et demi de Gazaouis, selon l’ONU, pourrait être « retardée » si une trêve était conclue, a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, sur la chaîne américaine CBS.

« La victoire totale est à notre portée, non pas d’ici quelques mois, mais d’ici quelques semaines, quand nous commencerons l’opération », a dit le dirigeant lors d’un entretien à la chaîne américaine CBS.

Benjamin Netanyahu a dit qu’il allait dimanche rencontrer les responsables de son armée, qui doivent lui montrer « ce double plan, un plan pour évacuer (les civils) et un plan pour démanteler les bataillons restants » de combattants du Hamas.

Il a précisé que quatre des six bataillons restants du Hamas sont concentrés à Rafah.

« Il y a de la place » pour que les civils « aillent au nord de Rafah, dans les zones où nous avons terminé le combat », a encore estimé le Premier ministre sur CBS

Evoquant les négociations autour d’une trêve à Gaza en échange de la libération d’otages, Benjamin Netanyahu a assuré que « nous parviendrons aux progrès que nous cherchons tous » si « le Hamas revient sur ses demandes délirantes et les ramène à la réalité ».

« Nous travaillons tous » à cet accord, a-t-il encore insisté. « Nous le voulons, je le veux, parce qu’on veut libérer les otages restants », mais « je ne peux pas vous dire si nous y parviendrons ».

Des représentants d’Egypte, du Qatar et des Etats-Unis, ainsi que d’Israël et du Hamas ont repris dimanche à Doha les négociations pour une trêve, qui « seront suivies de réunions au Caire », selon une télévision proche du renseignement égyptien, AlQahera News.

Ces discussions, selon la chaîne, « assurent le suivi de ce qui a été discuté à Paris », où s’était rendu vendredi le chef du Mossad, les services de renseignement extérieurs israéliens, David Barnea.

Un haut responsable du Hamas, Sami Abu Zuhri, a déclaré que les propos de Netanyahu jettent un doute sur la volonté d’Israël d’obtenir un accord sur les otages.

« Les commentaires de M. Netanyahu montrent qu’il ne se soucie pas de parvenir à un accord », a déclaré Abu Zuhri à Reuters, accusant le dirigeant israélien de vouloir « poursuivre les négociations sous les bombardements et l’effusion de sang » des Palestiniens de Gaza.

Parallèlement, Israël élabore des plans pour étendre son offensive contre le groupe terroriste Hamas à Rafah, à la frontière entre Gaza et l’Égypte, où plus de la moitié des 2,3 millions d’habitants du territoire ont trouvé refuge. Les groupes humanitaires mettent en garde contre une catastrophe, Rafah étant le principal point d’entrée de l’aide, et les États-Unis et d’autres alliés ont déclaré qu’Israël devait éviter de blesser des civils.

Le Premier ministre a annoncé samedi qu’il convoquerait « en début de semaine le cabinet pour approuver les plans opérationnels d’action à Rafah, y compris l’évacuation de la population civile ».

Le conseiller américain à la sécurité nationale, Jake Sullivan, a déclaré dimanche matin à la chaîne NBC que le président Joe Biden n’avait pas été informé du plan de Rafah et a ajouté que « Nous pensons que cette opération ne devrait pas être poursuivie tant que nous n’aurons pas vu [un plan visant à protéger les civils] ».

« Un terrain d’entente » à propos « des contours » d’un possible accord

Sullivan, a également déclaré dimanche que les représentants d’Israël, des Etats-Unis, de l’Egypte et du Qatar sont parvenus à Paris « à un terrain d’entente » à propos « des contours » d’un possible accord, portant sur la libération des otages et « un cessez-le-feu temporaire ».

« Il faudrait qu’il y ait des discussions indirectes du Qatar et de l’Egypte avec le Hamas, parce qu’au final, ils devront donner leur accord à la libération des otages. Ce travail est en cours », a-t-il ajouté sur CNN. « Nous espérons que dans les jours à venir, nous pourrons parvenir à un accord ferme et définitif sur cette question. »

Le conseiller américain à la Sécurité nationale, Jake Sullivan, lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, le 14 février 2024. (Crédit : Capture d’écran/YouTube)

Lors de l’entretien sur la chaîne CBS, Netanyahu a été interrogé sur la « méfiance croissante à votre égard » de la part du Congrès et de la Maison Blanche. « Quand votre allié le plus proche vous dit des choses comme ça et vous dit que vous devez reconsidérer une stratégie, cela ne vaut-il pas la peine d’y réfléchir ? a demandé l’animatrice Margaret Brennan au Premier ministre.

Netanyahu a fini par répondre à cette remarque : « Tout d’abord, vous dites qu’il n’y a pas de confiance en moi, mais les Israéliens ont confiance en moi ».

La cote de popularité du Premier ministre s’est en réalité effondrée depuis le 7 octobre et presque tous les sondages montrent qu’il ne serait pas en mesure de former une coalition si des élections anticipées étaient organisées.

En ce qui concerne les différences de stratégie entre les États-Unis et Israël, le Premier ministre a déclaré qu’il pensait que « les États-Unis sont d’accord avec nous sur l’objectif de détruire le Hamas et de libérer les otages. Les décisions sur la manière d’y parvenir nous reviennent, à moi et au cabinet élu d’Israël. »

« Beaucoup de choses que les meilleurs amis nous avaient dites au départ se sont révélées fausses », a poursuivi Netanyahu. « Ils disaient ‘vous ne pouvez pas lancer une offensive terrestre sans avoir d’énormes complications’, ils disaient ‘vous ne pouvez pas entrer dans la ville de Gaza, vous ne pouvez pas aller dans les tunnels, ce sera un terrible bain de sang’. Tout cela s’est avéré faux », a-t-il déclaré.

« Nos soldats se trouvent dans le réseau de tunnels. Nous n’avons pas besoin de démanteler des centaines de kilomètres de tunnels. Nous démantelons les ateliers souterrains de production de missiles, les quartiers généraux de commandement et de contrôle, les ordinateurs qui s’y trouvent, l’argent qui s’y trouve, les armes qui s’y trouvent et les munitions qui s’y trouvent. Nous procédons méthodiquement », a-t-il détaillé.

Des soldats de l’armée israélienne opérant à l’intérieur de la bande de Gaza, sur une photo non datée publiée le 25 février 2024. (Crédit : Armée israélienne)

« Personne ne peut pas se substituer au commandement militaire israélien, et nous agissons de manière très responsable. John Spencer, responsable de la guerre urbaine [au Modern War Institute], affirme qu’aucune autre armée n’est allée aussi loin que l’armée israélienne pour mettre les civils hors d’état de danger, même si le Hamas fait tout pour les maintenir dans cette situation », a ajouté Netanyahu.

Plus de 29 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé dirigé par les terroristes du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ils incluraient ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza. L’armée israélienne affirme avoir tué plus de 12 000 membres du groupe terroriste à Gaza, en plus d’un millier de terroristes à l’intérieur d’Israël le 7 octobre.

La guerre à Gaza a éclaté lorsque le Hamas a envoyé 3 000 terroristes armés en Israël, le 7 octobre, pour mener une attaque brutale au cours de laquelle ils ont tué près de 1 200 personnes. Les terroristes ont également pris en otage 253 personnes, pour la plupart des civils, et les ont emmenées à Gaza. Israël a réagi en lançant une campagne militaire dont l’objectif vise à détruire le Hamas, à l’écarter du pouvoir à Gaza et à libérer les otages.

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