Israël en guerre - Jour 261

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Netanyahu exhorté par les familles d’otages et l’opposition à ne pas saper l’accord présenté par Biden

Lapid : le Premier ministre doit accepter l'accord ; Yaïr Golan demande à Herzog de veiller à ce que le plan pour libérer les otages soit validé ; Saar, Smotrich et Ben Gvir s’opposent

Un groupe de familles d'otages faisant une déclaration devant le siège du ministère de la Défense, à Tel Aviv, le 1er juin 2024. (Crédit : Nevet Kahana/Mouvement de protestation pour la démocratie)
Un groupe de familles d'otages faisant une déclaration devant le siège du ministère de la Défense, à Tel Aviv, le 1er juin 2024. (Crédit : Nevet Kahana/Mouvement de protestation pour la démocratie)

Un groupe de parents d’otages enlevés et toujours détenus par le groupe terroriste palestinien du Hamas a exhorté les manifestants à descendre dans la rue samedi pour s’assurer que le Premier ministre Benjamin Netanyahu ne « torpille » pas l’accord sur les otages proposé par Israël et annoncé par le président américain Joe Biden.

« Après une longue période de désespoir, le discours de Joe Biden offre pour la première fois un véritable espoir », a déclaré Einav Zangauker, dont le fils Matan est retenu en otage, lors d’une conférence de presse à Tel Aviv.

« Il a parlé parce qu’il sait que Netanyahu pourrait également torpiller cet accord. M. Biden voulait que le peuple sache ce qui était réellement sur la table », a-t-elle déclaré, ajoutant qu’elle s’inquiétait du fait que les déclarations publiques du Premier ministre depuis le discours n’approuvaient pas explicitement l’accord.

Ayala Metzger, dont le beau-père Yoram est retenu en captivité, a noté que l’accord a été approuvé par les trois membres du cabinet de guerre et a cité le discours de Biden selon lequel « nous ne devons pas louper cette opportunité ».

« Nous appelons le peuple à descendre dans la rue et à soutenir l’accord. Descendez dans la rue et ne partez pas tant que [les otages] ne seront pas revenus », a-t-elle déclaré.

Yifat Calderon, dont le cousin Ofer est retenu en captivité, a déclaré que les familles s’attendent à ce que les « extrémistes » s’opposent à l’accord à la fin du Shabbat. « Ils veulent que cette guerre dure toujours et ils sont prêts à sacrifier les otages », a-t-elle assurée.

Yifat a exhorté le ministre du cabinet de guerre Benny Gantz, l’observateur Gadi Eisenkot et le ministre de la Défense Yoav Gallant à s’assurer que Netanyahu ne rejette pas l’accord.

« N’abandonnez pas le dialogue aux extrémistes », a-t-elle ajouté.

Le Forum des familles des otages et disparus a par ailleurs déclaré avoir lancé une « opération d’urgence » afin d’obtenir une majorité de voix au sein du gouvernement et de la Knesset en faveur d’une proposition d’accord visant à restituer les otages détenus par les terroristes du Hamas dans la bande de Gaza.

« Le forum exige que les otages soient rendus, certains pour être récupérés, d’autres pour être enterrés, et qu’ils ne loupent pas l’opportunité qui leur est offerte de rentrer chez eux. Dans les prochaines heures, les familles des personnes enlevées contacteront tous les membres du cabinet, du gouvernement et de la Knesset pour leur demander d’approuver immédiatement l’accord [du Premier ministre Benjamin Netanyahu] », a déclaré le forum dans un communiqué.

Le chef de l’opposition, Yaïr Lapid, a fait écho aux familles d’otages, en déclarant que le gouvernement devait accepter l’accord sur les otages annoncé par le président Biden.

« Le gouvernement israélien ne peut ignorer l’important discours du président Biden. Il y a un accord sur la table et il doit l’accepter », a-t-il écrit sur X.

« Je rappelle à M. Netanyahu qu’il dispose d’un filet de sécurité pour un accord sur les otages si [le ministre de la Sécurité nationale Itamar] Ben Gvir et [le ministre des Finances Bezalel] Smotrich quittent le gouvernement », a-t-il ajouté, faisant référence à sa promesse de soutenir la coalition pour un accord si les partis d’extrême-droite retirent leur soutien en raison de leur opposition potentielle à un tel accord.

Le président du parti Avoda, Yaïr Golan, a également lancé un appel. S’adressant au président Isaac Herzog, il a insisté pour que les dirigeants du pays acceptent la proposition.

« J’appelle tous les citoyens du pays, toutes les organisations de protestation et la société civile à se manifester ce soir et à exprimer un soutien sans compromis à la libération de tous nos otages », a-t-il écrit sur X.

Gantz a demandé que le cabinet de guerre se réunisse dès que possible, compte tenu du discours prononcé vendredi par le président américain annonçant le plan pour la libération des otages qui, selon lui, a été conçu par Israël.

« Les États-Unis ont toujours démontré, en particulier depuis le début de la guerre, leur engagement en faveur de la sécurité d’Israël et du retour de tous les otages », a déclaré le ministre du cabinet de guerre dans un communiqué.

« L’État d’Israël tout entier est uni dans le désir de ramener nos otages, c’est l’obligation morale la plus importante et elle ne réduit en rien l’obligation d’atteindre tous les objectifs de la guerre », a-t-il poursuivi.

Soulignant qu’Israël est « déterminé à continuer à promouvoir les grandes lignes du retour des otages telles qu’elles ont été formulées par l’équipe de négociation et approuvées à l’unanimité par le cabinet de guerre », il a ajouté que le cabinet de guerre « doit être convoqué dès que possible avec l’équipe de négociation afin de formuler les prochaines étapes ».

Dans une déclaration publiée par Doha en son nom, Le Caire et Washington ont appelé Israël et le Hamas à prendre les mesures nécessaires pour adopter l’accord de libération des otages et de trêve.

« Le Qatar, les États-Unis et l’Égypte appellent conjointement le Hamas et Israël à finaliser l’accord qui incarne les principes énoncés par le président Biden le 31 mai 2024 », peut-on lire dans la déclaration.

« Ces principes ont rassemblé les demandes de toutes les parties dans un accord qui sert des intérêts multiples et apportera un soulagement immédiat à la fois à la population de Gaza qui souffre depuis longtemps, ainsi qu’aux otages qui souffrent depuis longtemps et à leurs familles. »

« Cet accord offre une feuille de route pour un cessez-le-feu permanent et la fin de la guerre », poursuit le communiqué.

Le leader du parti Tikva Hadasha, Gideon Saar, a pour sa part estimé que la proposition de libération d’otages et d’accord de trêve présentée par Biden serait synonyme de victoire pour le groupe terroriste palestinien.

« Une proposition qui aboutit à laisser le Hamas intact en tant que force gouvernementale et armée à Gaza représente une menace pour les citoyens d’Israël en général et pour les habitants des communautés frontalières de Gaza en particulier », a-t-il écrit sur le site X.

« Il s’agirait d’une défaite pour Israël et d’une victoire pour le Hamas, dont les conséquences seraient considérables. »

Vendredi, Biden a présenté une vision de la réhabilitation de Gaza dans laquelle « les nations arabes et la communauté internationale ainsi que les dirigeants palestiniens et israéliens [travailleront ensemble] pour y parvenir d’une manière qui ne permette pas au Hamas de se réarmer ».

En outre, il a souligné qu’une « administration intérimaire » gouvernerait Gaza et a indiqué que les États-Unis donneraient à Israël la possibilité de continuer à poursuivre les dirigeants du Hamas après la guerre.

Faisant écho à Saar, le ministre des Finances et chef du parti ultra-nationaliste du HaTzionout HaDatit , Bezalel Smotrich, a indiqué avoir parlé au Premier ministre et lui avoir dit qu’il quitterait la coalition si Israël adoptait la proposition actuelle de plan de libération des otages et de cessez-le-feu.

Le ministre des Finances et chef du parti HaTzionout HaDatit, Bezalel Smotrich, dirigeant une réunion de sa faction, à la Knesset, à Jérusalem, le 30 avril 2024. (Crédit: Oren Ben Hakoon/Flash90)

« Je lui ai dit clairement que je ne ferai pas partie d’un gouvernement qui accepterait le plan proposé et mettrait fin à la guerre sans anéantir le Hamas et sans ramener tous les otages », a déclaré Smotrich.

« Nous n’accepterons pas de mettre fin à la guerre avant la destruction du Hamas, ni de porter gravement atteinte aux résultats obtenus jusqu’à présent par une retraite de Tsahal et le retour des habitants de Gaza dans le nord de la bande de Gaza, ni de libérer massivement des terroristes qui recommenceront, à Dieu ne plaise, à assassiner des Juifs », a-t-il ajouté.

Le leader ultra-nationaliste a affirmé que son parti exige « la poursuite des combats » jusqu’à la destruction du Hamas et le retour des otages, « la création d’une réalité sécuritaire totalement différente à Gaza et au Liban, le retour de tous les habitants du nord et du sud dans leurs foyers, et des investissements massifs dans le développement accéléré de ces régions du pays ».

Le ministre de la Sécurité nationale et chef du parti ultra-nationaliste Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir, a rejeté l’accord de libération d’otages et de cessez-le-feu récemment proposé, et a affirmé qu’il « démantèlera le gouvernement » s’il était adopté par Netanyahu.

Illustration : Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir s’exprimant avant une réunion de sa faction, à la Knesset, le 18 mars 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

En rejetant la proposition, Ben Gvir a rejoint son homologue ultra-nationaliste du gouvernement, le ministre des Finances, en avertissant Netanyahu que son gouvernement tomberait s’il acceptait l’accord proposé.

Contrairement à Smotrich, Ben Gvir n’a pas mentionné le retour des otages comme faisant partie de ses objectifs de guerre.

« L’accord, selon les détails publiés aujourd’hui [samedi], signifierait la fin de la guerre et l’abandon de la destruction du Hamas. Il s’agit d’un accord imprudent qui constituerait une victoire pour le terrorisme et un risque pour la sécurité de l’État d’Israël », a déclaré Ben Gvir, ajoutant qu’il ne s’agirait pas d’une victoire totale, comme l’a promis à de multiples reprises le Premier ministre, mais plutôt d’une “défaite totale”.

Ben Gvir a assuré que son parti ne permettrait pas que la guerre se termine de cette manière.

« Si le Premier ministre met en œuvre cet accord dans les conditions qui ont été publiées aujourd’hui, dont le sens est la fin de la guerre et l’abandon [de l’objectif de] détruire le Hamas, Otzma Yehudit démantèlera le gouvernement », a déclaré le ministre d’extrême-droite.

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