Netanyahu : Israël ne va pas signer le Pacte de l’ONU sur les migrations
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Netanyahu : Israël ne va pas signer le Pacte de l’ONU sur les migrations

Le Premier ministre s'est dit déterminé "à surveiller nos frontières contre l'arrivée de migrants illégaux" et refuse, à l'instar des Etats-Unis, d'entériner ce pacte

Des manifestants érythréens scandent « Des réfugiés, pas des infiltrés » devant l'ambassade du Rwanda, à Herzliya, le 22 janvier 2018 (Melanie Lidman / Times of Israël)
Des manifestants érythréens scandent « Des réfugiés, pas des infiltrés » devant l'ambassade du Rwanda, à Herzliya, le 22 janvier 2018 (Melanie Lidman / Times of Israël)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé mardi que son pays ne signerait pas le Pacte mondial de l’ONU sur les migrations qui doit être entériné en décembre au Maroc.

« J’ai donné comme instructions au ministère des Affaires étrangères de ne pas signer le Pacte mondial pour les migrations. Nous nous sommes engagés à surveiller nos frontières contre l’arrivée de migrants illégaux. C’est ce que nous avons fait et ce que nous continuerons à faire », a indiqué le Premier ministre dans selon un communiqué de son bureau.

Les pays de l’ONU, à l’exception des Etats-Unis, ont approuvé en juillet la création de ce Pacte mondial non contraignant sur les migrations. Le document doit être formellement entériné lors d’un sommet à Marrakech les 10 et 11 décembre.

Il recense une série de principes – défense des droits de l’Homme, des enfants, reconnaissance de la souveraineté nationale, etc – et comprend un catalogue de mesures pour aider les pays à faire face aux migrations : améliorer l’information, mesures pour mieux intégrer les migrants, échange d’expertises.

Le nombre de migrants dans le monde est estimé à 258 millions, soit 3,4 % de la population mondiale.

Selon les autorités israéliennes, quelque 40 000 migrants africains essentiellement des Erythréens et des Soudanais entrés illégalement, vivent en Israël.

Des migrants africains détenus se trouvant à l’extérieur du centre de détention de Holot, situé dans le désert du Néguev, dans le sud d’Israël, près de la frontière égyptienne, le 4 février 2018. (MENAHEM KAHANA/AFP)

Ces migrants sont arrivés majoritairement après 2007, à partir du Sinaï égyptien. La frontière, à l’époque poreuse avec l’Egypte, a depuis été rendue quasiment hermétique par une barrière électronique.

Ils se sont installés en nombre dans des quartiers pauvres du sud de Tel-Aviv, la capitale économique du pays.

Les autorités israéliennes ont tenté ces dernières années de convaincre ces migrants de partir en leur proposant un pécule ou en regroupant certains d’entre eux dans un centre de rétention du sud du pays.

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