Netanyahu opposé à l’usage du terme « traître » pour les opposants politiques
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Netanyahu opposé à l’usage du terme « traître » pour les opposants politiques

Le Premier ministre a rappelé que dans une démocratie, "il y a une multitude d'opinions"

Le premier ministre Benjamin Netanyahu, au début de la réunion hebdomadaire du cabinet ministériel à Jérusalem, à côté d'une menorah prête pour le premier soir de la fête juive de Hanouka, 6 décembre 2015 (Crédit : Emil Salman/Haaretz)
Le premier ministre Benjamin Netanyahu, au début de la réunion hebdomadaire du cabinet ministériel à Jérusalem, à côté d'une menorah prête pour le premier soir de la fête juive de Hanouka, 6 décembre 2015 (Crédit : Emil Salman/Haaretz)

Après qu’une série de députés, de personnalités publiques et de célébrités ont durement critiqué le groupe d’extrême-droite Im Tirtzu qui a lancé une nouvelle campagne qui fait la distinction entre les artistes israéliens et les artistes israéliens associés à des organisations de gauche, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a condamné l’organisation qui flirte avec la controverse mais dans des termes beaucoup moins énergiques que certains membres de son propre parti.

« [Je m’] oppose à l’utilisation du mot ‘traître’ pour décrire ceux qui sont en désaccord avec moi », a déclaré Netanyahu. « Nous sommes une démocratie et il y a une multitude d’opinions ».

Le Premier ministre a, cependant, profité de l’occasion pour condamner l’organisation de gauche Breaking the Silence, qui selon Netanyahu, « calomnie le nom d’Israël dans le monde ».

La campagne d’Im Tirtzu, lancée mercredi et intitulée « Moles in Culture », [« Les taupes dans la culture »], dispose d’une liste d’artistes israéliens qui comprend un certain nombre d’artistes, d’auteurs, d’acteurs et de musiciens israéliens biens connus – comme les écrivains Amos Oz, David Grossman et AB Yehoshua, l’actrice Gila Almagor et les chanteurs Rona Keinan et Chava Alberstein sont sur cette liste – les accusant d’être des « taupes » qui soutiennent les groupes de gauche qui reçoivent une partie de leur financement provenant des gouvernements étrangers.

Cette campagne est dans le prolongement d’une autre campagne du groupe lancée à la fin de l’année 2015 qui accusait des personnalités dans les organisations de défense des droits de l’Homme d’Israël d’être « des taupes » exploitées par des pays étrangers.

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