Netanyahu salue “les meilleurs liens qui soient” avec le monde arabe
Rechercher

Netanyahu salue “les meilleurs liens qui soient” avec le monde arabe

Le Premier ministre indique qu'il y a eu des avancées dans les relations avec les états sunnites, mais qu'il ne peut encore en révéler les détails

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant la réunion hebdomadaire du cabinet dans ses bureaux, à Jérusalem, le 3 septembre 2017. (Crédit : Abir Sultan/Pool/AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant la réunion hebdomadaire du cabinet dans ses bureaux, à Jérusalem, le 3 septembre 2017. (Crédit : Abir Sultan/Pool/AFP)

Les relations d’Israël avec le monde arabe n’ont jamais été meilleures qu’aujourd’hui, a déclaré mercredi le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Saluant des « avancées » dans les programmes de contact israéliens avec les états sunnites modérés de la région, il a reconnu que ces relations n’en sont pas arrivées au point que les états concernés les reconnaissent en public.

« Ce qui arrive en fait avec les [états arabes] n’est jamais arrivé dans notre histoire, même si nous avons signé des accords », a expliqué Netanyahu aux diplomates israéliens lors d’une cérémonie organisée au ministère des Affaires étrangères de Jérusalem à l’occasion de la nouvelle année juive.

La coopération entre Israël et les états arabes existe « de différentes façons et à différents niveaux », même si elle n’est pas encore visible en surface, a-t-il déclaré, ajoutant que loin des yeux du public, « il se passe bien plus de choses que durant n’importe quelle autre période de l’histoire d’Israël. C’est un changement formidable. Le monde entier est en train de changer. »

Israël et le monde arabe coopèrent depuis des décennies de multiples manières, majoritairement dans la clandestinité. Dans les années 1990, suite aux accords d’Oslo, les liens commerciaux et politiques s’étaient renforcés à tel point que la chambre de commerce israélienne avait publié un livre en hébreu sur comment faire des affaires dans le Golfe. En 1994, le Premier ministre de l’époque, Yitzhak Rabin, s’était rendu à Oman, où il avait été salué par le Sultan Qaboos bin Said Al Said.

Shimon Peres, alors Premier ministre, avec le sultan d'Oman Qaboos bin Said El Said, au palais de Salala, le 1er avril 1996. (Crédit : Avi Ohayun/GPO)
Shimon Peres, alors Premier ministre, avec le sultan d’Oman Qaboos bin Said El Said, au palais de Salala, le 1er avril 1996. (Crédit : Avi Ohayun/GPO)

Au mois de janvier 1996, Oman et Israël avaient signé un accord décidant de l’ouverture réciproque de bureaux de représentation commerciale. « Oman estime que cette démarche entreprise mènera à des progrès constants dans le processus de paix et à une stabilité plus forte dans la région », avait fait savoir à l’époque le ministère des Affaires étrangères, ajoutant que le rôle principal tenu par ce bureau serait « le développement de relations réciproques aux niveaux économique et commercial avec Oman, ainsi que la coopération dans les secteurs de l’eau, de l’agriculture, de la médecine et des communications. »

Quatre mois plus tard, après l’assassinat de Rabin, le Premier ministre Shimon Peres avait visité Oman et le Qatar pour « ouvrir officiellement des bureaux de représentation commerciale » dans les deux capitales.

Mais les relations ouvertes avec Oman n’avaient pas duré seulement cinq ans. Au mois d’octobre 2000, lorsque la deuxième Intifada avait commencé, les gouvernants d’Oman, qui avaient senti que l’opinion publique s’était retournée contre Israël, ont suspendu les relations et fermé la mission.

Le Qatar, pour sa part, a fait fermer la mission israélienne en 2009 en raison de l’opération Plomb Durci, une campagne militaire contre le Hamas à Gaza.

Au cours de son discours de mercredi, Netanyahu – qui est également ministre des Affaires étrangères – a salué les résultats obtenus par son gouvernement, citant des relations améliorées avec l’Amérique du Nord, l’Europe, la Russie, l’Amérique latine et d’autres régions.

Même si Israël n’est pas encore parvenu à dépasser la majorité automatique arabe au sein des forums internationaux comme les Nations unies, Netanyahu a estimé que des liens bilatéraux avec un grand nombre de pays individuels ne cessent de s’améliorer significativement car Israël est en mesure d’offrir un savoir-faire et une coopération en termes de sécurité.

Ce qui contredit la théorie selon laquelle Israël ne peut faire avancer ses relations internationales que durant les négociations de paix avec les Palestiniens, a-t-il estimé.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...