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Netanyahu se dit « confiant » dans la conclusion d’un accord sur les otages

Dans une interview aux Etats-Unis, le Premier ministre déclare qu'il accepterait un "accord exceptionnel " avec Téhéran qui mettrait fin à l'enrichissement de l'uranium, au programme de missiles et à l'axe terroriste

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'adresse à Mark Levin, de Fox News, lors d'une interview d'une heure diffusée le 12 juillet 2025. (Capture d'écran)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'adresse à Mark Levin, de Fox News, lors d'une interview d'une heure diffusée le 12 juillet 2025. (Capture d'écran)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est dit « confiant » dans sa capacité à parvenir à un accord qui garantirait la remise en liberté des otages détenus dans la bande de Gaza, lors d’une interview qui a été accordée à des médias américains et qui a été diffusée samedi en fin de journée.

S’adressant à Mark Levin de Fox News, Netanyahu a indiqué que lors de sa visite à Washington, la semaine dernière, il avait œuvré avec le président américain, Donald Trump, à prendre des initiatives susceptibles d’entraîner la conclusion d’un accord qui permettrait à la moitié des captifs, vivants et morts, d’être libérés en échange d’un cessez-le-feu de 60 jours.

« Je veux que les otages soient sauvés. Et dans le processus, nous espérons que nous pourrons obtenir un arrangement qui nous permettra d’apporter une assistance humanitaire à la population civile [de Gaza] sans que le Hamas ne la pille », a dit Netanyahu.

« C’est ce que font les terroristes du Hamas. Ils pillent l’assistance humanitaire, ils font grimper les prix et ils utilisent l’argent pour recruter des jeunes de 14 ou 15 ans dans leur armée. J’espère que cela changera. Nous y travaillons – mais je pense que nous finirons par atteindre tous nos objectifs, à savoir la libération et le retour en toute sécurité de tous nos otages et la destruction du Hamas », a-t-il ajouté.

Le Premier ministre a noté que la « seule raison » pour laquelle la guerre se poursuivait, c’était les otages, notant qu’Israël s’efforçait de ne pas leur porter atteinte au cours de l’offensive.

Il avait antérieurement insisté sur le fait qu’il ne renoncerait pas à son objectif d’anéantissement du Hamas – et il a, jusqu’à présent, rejeté l’idée de mettre fin à la guerre à Gaza par le biais d’un accord qui inclurait la libération de tous les otages.

Dans l’interview, il a décrit Gaza comme « le dernier bastion de l’Iran encore implanté dans notre voisinage » après que le Hezbollah a été sérieusement affaibli au Liban lors de sa guerre avec Israël, l’année dernière – un conflit que le groupe terroriste soutenu par l’Iran avait déclenché en lançant des attaques transfrontalières au lendemain du massacre commis par le Hamas, dans le sud d’Israël, le 7 octobre 2023. Il a aussi fait remarquer au journaliste la chute du régime de Bachar el-Assad en Syrie.

Selon certaines informations, les négociations intenses menées à Doha depuis la semaine dernière en vue d’une trêve de 60 jours et du retour de 18 otages en Israël – 10 vivants et 18 morts – sont sur le point d’échouer.

Des sources proches des négociations ont déclaré au Times of Israel que cette impasse était due aux exigences israéliennes concernant le redéploiement et le retrait des troupes de Tsahal pendant le cessez-le-feu.

Si Israël a accepté d’assouplir certaines de ses exigences concernant le redéploiement des soldats, les sources ont déclaré que la nouvelle série de cartes décrivant le retrait partiel des troupes de Tsahal n’était pas suffisante pour satisfaire le Hamas.

Netanyahu a tourné cette interview – l’une des trois qu’il a accordées aux médias américains – lors de son séjour à Washington, la semaine dernière. Il n’a donné aucun entretien à la presse israélienne pendant son déplacement.

Par ailleurs, Netanyahu a déclaré à Fox que le régime iranien était « en grande difficulté » à la suite de la guerre de 12 jours qui a opposé le pays à Israël.

Netanyahu a dit qu’il soutiendrait un « accord exceptionnel » avec l’Iran : « Pas d’enrichissement, comme le président Trump et moi-même le disons, pas de missiles balistiques qui pourraient atteindre vos côtes, pas de missiles balistiques au-delà de ce qui est autorisé par les traités internationaux. Et pas d’axe terroriste ».

« Donnez-moi ces trois conditions – si les Iraniens acceptent cela, c’est que le régime sera différent », a-t-il ajouté. « Si ce n’est pas le cas, il suffit de les tenir à distance et de laisser les choses se dérouler en Iran ».

Le Premier ministre a expliqué que si Israël et les États-Unis n’avaient pas attaqué le mois dernier, « l’Iran aurait pu disposer d’une arme nucléaire en moins d’un an ». Auparavant, des responsables israéliens avaient déclaré que l’Iran n’était potentiellement qu’à quelques semaines de produire des armes nucléaires.

Des bouchons se forment sur une autoroute à proximité des dépôts pétroliers en feu de Shahran, au nord-ouest de Téhéran, en Iran, le 15 juin 2025. (ATTA KENARE / AFP)

Israël a déclaré que son vaste assaut – qui a commencé le 12 juin, 61 jours après que Trump a fixé un délai de 60 jours pour conclure d’un accord sur le nucléaire – était nécessaire pour empêcher la république islamique de réaliser son plan avoué de destruction de l’État juif. L’offensive a visé les principaux chefs militaires, les scientifiques nucléaires, les sites d’enrichissement de l’uranium et le programme de missiles balistiques de l’Iran.

Le 22 juin, les États-Unis se sont joints à l’attaque, frappant les principales installations nucléaires iraniennes à Natanz, Fordo et Ispahan. Deux jours plus tard, les combats ont pris fin avec un cessez-le-feu négocié par les États-Unis.

Netanyahu a également confié à Fox que les États-Unis sous Trump étaient une « Amérique différente ».

« C’est l’Amérique que le monde libre tout entier attendait depuis longtemps », a-t-il déclaré, ajoutant que « si quelqu’un mérite le prix Nobel de la paix, c’est le président Trump ». Il a énuméré les accords conclus sous l’égide des États-Unis pour mettre fin aux conflits entre le Rwanda et la république démocratique du Congo, et entre l’Inde et le Pakistan.

La semaine dernière, le Premier ministre israélien a remis à Trump une copie de la lettre qu’il avait envoyée au comité Nobel, lui annonçant qu’il avait recommandé son nom pour le prix prestigieux.

Netanyahu a ajouté dans l’interview que c’était un « euphémisme » de dire qu’Israël recevait des appels de pays voisins souhaitant de meilleures relations, mais que ces discussions resteraient secrètes jusqu’à ce que le moment soit venu d’annoncer des accords.

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