Netanyahu s’est entretenu avec Poutine sur l’Iran, la Syrie et le coronavirus
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Netanyahu s’est entretenu avec Poutine sur l’Iran, la Syrie et le coronavirus

Les deux dirigeants ont échangé quelques jours après qu'un diplomate a déclaré que Moscou n'aurait "aucun problème" à vendre à Téhéran un système de défense aérienne avancé

Le président russe Vladimir Poutine, (à gauche), s'entretient avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, avant des déclarations communes au terme d'une réunion et d'un déjeuner dans la résidence du dirigeant israélien, à Jérusalem, le 25 juin 2012. (Crédit : AP Photo/Jim Hollander, Pool)
Le président russe Vladimir Poutine, (à gauche), s'entretient avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, avant des déclarations communes au terme d'une réunion et d'un déjeuner dans la résidence du dirigeant israélien, à Jérusalem, le 25 juin 2012. (Crédit : AP Photo/Jim Hollander, Pool)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président russe Vladimir Poutine se sont entretenus par téléphone ce mercredi, quelques jours après qu’un diplomate du Kremlin a déclaré que Moscou pourrait vendre un système de défense aérienne ultra-perfectionné à l’Iran, dans une démarche qui pourrait attiser les tensions régionales.

Les dirigeants ont discuté de la Syrie, de l’Iran et de la lutte contre le coronavirus, a déclaré le bureau de Netanyahu.

« Au cours de la conversation, les questions de sécurité régionale, l’agression iranienne et la situation en Syrie ont été abordées », a déclaré le bureau du Premier ministre dans un communiqué.

L’ambassadeur russe en Iran a déclaré la semaine dernière que Moscou n’aurait « aucun problème » à vendre à Téhéran un système de défense aérienne avancé lorsque l’embargo de l’ONU sur les armes de la République islamique expirera dans le courant du mois.

« Nous avons affirmé dès le premier jour qu’il n’y aurait aucun problème à vendre des armes à l’Iran à partir du 19 octobre », a déclaré Levan Dzhagaryan au quotidien Resalat dans une interview publiée samedi, selon l’agence de presse iranienne Fars.

En août, le Conseil de sécurité de l’ONU a rejeté une résolution américaine visant à prolonger l’embargo sur les armes à destination de l’Iran, qui doit expirer le 18 octobre.

L’administration Trump a cependant affirmé unilatéralement le mois dernier que les sanctions resteraient en vigueur et a promis de punir ceux qui les violeraient.

L’ambassadeur de Russie en Iran, Levan Dzhagaryan. (Capture d’écran : YouTube)

Dzhagaryan a écarté la menace de sanctions américaines et a déclaré que Moscou examinerait toute demande d’armes de la part de l’Iran après le 18 octobre.

« Comme vous le savez, nous avons fourni à l’Iran des S-300. La Russie n’a aucun problème à livrer des S-400 à l’Iran et elle n’avait aucun problème avant non plus », a-t-il déclaré.

Dzhagaryan faisait référence à la livraison du S-300 à l’Iran suite à la signature de l’accord de 2015 entre Téhéran et les puissances mondiales qui imposait des restrictions au programme nucléaire iranien en échange d’un allègement des sanctions. En 2010, la Russie avait gelé un accord visant à fournir le système à l’Iran, liant cette décision aux sanctions onusiennes sur le programme nucléaire de Téhéran.

Israël a tenté sans succès de bloquer la vente à l’Iran du système S-300, qui, selon les analystes, pourrait empêcher une éventuelle frappe israélienne sur les installations nucléaires de Téhéran. L’État hébreu s’opposerait probablement à la fourniture du S-400 à l’Iran.

Systèmes russes de missiles de défense aérienne à longue portée S-400 déployés sur la base aérienne de Hemeimeem en Syrie, le 16 décembre 2015. (Vadim Savitsky/Service de presse du ministère russe de la Défense via AP)

La Russie a déployé le S-400 en 2015 en Syrie, où, avec l’Iran, elle combat au nom du régime d’al-Assad contre les opposants rebelles.

Le déploiement du système, suffisamment puissant pour suivre la grande majorité de l’espace aérien israélien, a miné la supériorité aérienne d’Israël en Syrie, où le pays a effectué des centaines de frappes sur des cibles liées à l’Iran et au groupe terroriste libanais du Hezbollah.

« En outre, les deux hommes ont discuté de la coopération entre les pays dans la lutte contre le coronavirus », a déclaré le bureau de Netanyahu.

Netanyahu a déclaré qu’il était en pourparlers avec la Russie et les États-Unis pour acquérir des tests rapides de COVID-19, selon le radiodiffuseur public Kan. Jérusalem a vanté le test rapide comme un élément clé pour réduire les niveaux d’infection en confinant les porteurs de la maladie.

Netanyahu a souhaité un bon anniversaire à Poutine, selon le communiqué. Poutine a eu 68 ans ce mercredi.

Il n’y a pas eu de déclaration immédiate du Kremlin.

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