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« Nous anciens résistants et déportés » contre le Front National

"Nous ne supportons pas l'idée que les héritiers des politiques anti-républicaines que nous avons connus puissent à nouveau exercer" affirment les résistants et déportés du Camp des Milles

Le  site mémorial du camp des Milles diffuse une vidéo "contre les extrémismes" (Crédit: capture d'écran/Camp des Milles)
Le site mémorial du camp des Milles diffuse une vidéo "contre les extrémismes" (Crédit: capture d'écran/Camp des Milles)

A 10 jours du deuxième tour de l’élection présidentielle, le site-mémorial du Camp des Milles diffuse un message fort: une vidéo où de jeunes personnes lisent le message d’anciens déportés et résistants qui appellent à contrer la montée des extrémismes.

Le camp des Milles est un camp d’internement et de déportation ouvert dès 1939 à côté d’Aix en Provence, d’où les prisonniers furent envoyés à Auschwitz à partir de l’été 1942.

Si le Front national n’est pas clairement nommé, il est pourtant clairement visé, sans équivoques possibles : « Nous ne supportons pas l’idée que les héritiers des politiques anti-républicaines que nous avons connus puissent à nouveau exercer et détourner le pouvoir républicain. » Le FN est renvoyé à ses fondateurs collaborationnistes et pétainistes.

Ce texte puissant est signé par Sidney Chouraqui, engagé volontaire de la France libre, Denise Toros-Marter, déportée à 16 ans à Auschwitz, le colonel (r.) Louis Monguilan, résistant, déporté à Mauthausen. En voici quelques extraits :

« Nous, anciens résistants et déportés, nous avons appris durement à reconnaître les visages et les masques de l’exclusion et de la haine » débute le message adressé à tous les électeurs français. »

« Aujourd’hui malheureusement, par-delà les faux semblants nous les reconnaissons bien dans notre pays. Nous avons connu, subi et combattu le régime de Vichy et sa politique d’extrême-droite, autoritaire, nationaliste, xénophobe et antisémite. »

« Nous savons bien que tous ceux qui sont attirés par les extrêmes ne sont pas eux-mêmes des extrémistes (…) et ce fut le cas des Français et des Allemands séduits à un moment ou à un autre par Pétain et Hitler et qui n’imaginaient pas les horreurs futures. »

« Aujourd’hui en France et en Europe nous voyons monter à nouveau cette xénophobie, ce nationalisme, ces racismes et cet antisémitisme ».

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