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Nouveau report du procès de la Palestinienne ayant frappé des soldats

Initialement le procès d'Ahed Tamimi devait s'ouvrir le 31 janvier. Il a été une première fois reporté au 6 février, puis désormais au 13 février

Ahed Tamimi (au centre), une Palestinienne de seize ans, assiste à une audience devant le tribunal militaire d'Ofer en Cisjordanie le 15 janvier 2018. (AFP Photo/Thomas Coex)
Ahed Tamimi (au centre), une Palestinienne de seize ans, assiste à une audience devant le tribunal militaire d'Ofer en Cisjordanie le 15 janvier 2018. (AFP Photo/Thomas Coex)

Le procès d’Ahed Tamimi, une adolescente qui apparaît dans une vidéo où elle frappe des soldats dans son village, a de nouveau été reporté, ont indiqué dimanche l’armée israélienne et la défense.

Initialement son procès devait s’ouvrir le 31 janvier. Il a été une première fois reporté au 6 février, puis désormais au 13 février.

La jeune fille, âgée de 17 ans, sera jugée devant un tribunal militaire, la juridiction compétente en Cisjordanie.

Ahed Tamimi a été arrêtée en décembre à la suite d’une vidéo devenue virale la montrant en train de frapper des soldats israéliens dans son village de Nabi Saleh, en Cisjordanie.

Sa mère, Narimane, et sa cousine Nour apparaissent aussi dans la vidéo et ont également été arrêtées. Les soldats demeurent eux impassibles.

Nour Tamimi a été relâchée sous caution, mais la justice militaire israélienne a décidé de maintenir Ahed Tamimi et sa mère en détention jusqu’à leur procès. Nariman Tamimi sera également jugée à partir du 13 février, a indiqué leur avocate.

Les Israéliens ont vu dans l’impassibilité des soldats l’expression des valeurs de leur armée, tout en ressentant une vive amertume devant ce qui a été fortement perçu comme une humiliation. Ils considèrent volontiers Ahed Tamimi comme une agitatrice.

Les organisations de défense des droits de l’Homme et l’Union européenne ont exprimé leur préoccupation devant le cas de cette adolescente.

Le bureau du Haut Commissaire de l’ONU pour les droits de l’Homme a souligné que, selon les normes internationales, un enfant ne devait être détenu qu’en dernier recours.

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