Rechercher

Nouveaux affrontements entre Palestiniens et policiers sur le mont du Temple

La police a arrêté sept suspects pour avoir lancé des cocktails molotov sur des agents de la mosquée al-Aqsa mercredi

Des Palestiniens et des policiers s'affrontent à la mosquée Al-Aqsa alors que des visiteurs juifs visitent le mont du Temple le 21 avril 2022. (Crédit: Capture d'écran : Twitter)
Des Palestiniens et des policiers s'affrontent à la mosquée Al-Aqsa alors que des visiteurs juifs visitent le mont du Temple le 21 avril 2022. (Crédit: Capture d'écran : Twitter)

De nouveaux affrontements entre Palestiniens et la police israélienne ont éclaté jeudi matin sur le mont du Temple à Jérusalem, dans un contexte de tensions accrues dans la ville qui ont alimenté les craintes d’une flambée plus importante.

Selon la police, des dizaines d’émeutiers masqués sont entrés dans la mosquée al-Aqsa et ont bloqué les portes avant de commencer à lancer des pierres et des feux d’artifice sur les officiers, qui ont répondu avec des moyens de dispersion d’émeutes.

Les médias palestiniens ont rapporté qu’une personne avait été blessée par une balle en caoutchouc.

Les affrontements sont survenus alors que les Juifs étaient autorisés à visiter le mont du Temple pour la dernière fois jusqu’à la fin du ramadan le 2 mai, conformément à une politique de longue date.

L’interdiction des visiteurs juifs sur le site, cette année – une interdiction qui durera donc dix jours – est considérée comme entrant dans le cadre du statu-quo sur le mont du Temple. Le statu-quo permet aux musulmans d’y monter et d’y prier, tandis que les Juifs ne sont autorisés à le visiter qu’à des horaires choisis et il leur est interdit d’y prier.

Le site est le lieu le plus saint du judaïsme – c’est là que se trouvaient les deux temples bibliques – et la mosquée al-Aqsa, qui se dresse sur le mont du Temple, est le troisième site le plus sacré de l’islam.

La vidéo montrait des visiteurs juifs visitant le site alors que les affrontements de jeudi faisaient rage, avec de la fumée et le bruit des explosions venant de la direction de la mosquée.

Le mont du Temple est un foyer fréquent de tensions israélo-palestiniennes, les affrontements qui s’y sont déroulés l’année dernière ont contribué à précipiter le conflit militaire de onze jours entre Israël et des groupes terroristes dans la bande de Gaza après que les dirigeants du Hamas ont tiré des roquettes sur Jérusalem.

Selon les dispositions existantes, les non-musulmans ne sont pas autorisés à prier sur le mont du Temple et ne peuvent s’y rendre qu’à certains moments.

La police a également annoncé l’arrestation de sept habitants de Jérusalem-Est suite à des émeutes à al-Aqsa mercredi, lorsque des Palestiniens à l’intérieur de la mosquée ont lancé des cocktails molotov et des pierres sur la police.

La situation est explosive actuellement à Jérusalem, alors que des affrontements ont opposé Palestiniens et policiers sur le mont du Temple, que les fêtes du Ramadan et de Pessah ont attiré des milliers de personnes dans les lieux saints, que les forces de sécurité israéliennes mènent des opérations de répression du terrorisme en Cisjordanie et que les groupes terroristes de Gaza attisent les tensions.

Les émeutiers palestiniens jettent un cocktail molotov depuis l’intérieur de la mosquée al-Aqsa sur le mont du Temple, le 20 avril 2022. (Crédit : Capture d’écran MFA Twitter, utilisée conformément à la Clause 27a de la loi sur le copyright)

Jeudi, le chef du Hamas a déclaré que « nous n’en sommes qu’au début de la bataille » et a mis Israël en garde au sujet du mont du Temple.

« Alors que nous avons vaincu la soi-disant ‘marche du drapeau’, nous vaincrons la politique d’invasion [d’al-Aqsa] », a déclaré Ismail Haniyeh, après que la police a interdit mercredi aux nationalistes juifs de franchir la porte de Damas de la Vieille Ville.

Ses commentaires sont intervenus après qu’Israël et des terroristes basés à Gaza se sont affrontés dans le plus grand échange de tirs depuis les combats de l’année dernière, l’armée effectuant des raids aériens dans la bande en réponse aux tirs de roquettes et au lancement de missiles anti-aériens.

Aucun Israélien n’a été directement blessé par les tirs de roquettes plus tôt dans la nuit, mais trois personnes ont été légèrement blessées lors de chutes survenues alors qu’elles couraient vers des abris anti-bombes. Tous ont été évacués vers le centre médical Barzilai d’Ashkelon pour y être soignés avant d’en sortir peu de temps après, selon l’hôpital.

Aucun groupe de Gaza n’a revendiqué l’un ou l’autre des tirs de la nuit, comme cela avait été le cas après le premier tir de roquettes de la semaine lundi soir. Cependant, plusieurs médias citant des responsables de la sécurité israélienne ont désigné le Jihad islamique palestinien, rival du Hamas, comme responsable des tirs de roquettes de lundi.

Les tirs de roquettes de cette semaine ont mis fin à une période de calme de près de quatre mois à la frontière de Gaza.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...