Nouvelle manifestation après la mort d’un « Jeune des collines » à Jérusalem
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Nouvelle manifestation après la mort d’un « Jeune des collines » à Jérusalem

Des dizaines de personnes se sont rassemblées, certaines jetant des pierres aux policiers ; de petits regroupements ont eu lieu dans tout le pays

Des personnes protestent contre la mort d'Ahuvia Sandak dans un accident de voiture lors d'une poursuite policière, près du Bureau des enquêtes internes de la police à Jérusalem, le 2 janvier 2021. (Olivier Fitoussi/Flash90)
Des personnes protestent contre la mort d'Ahuvia Sandak dans un accident de voiture lors d'une poursuite policière, près du Bureau des enquêtes internes de la police à Jérusalem, le 2 janvier 2021. (Olivier Fitoussi/Flash90)

Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté, samedi soir, contre la mort d’Ahuvia Sandak, un adolescent de 16 ans tué dans un accident de voiture, l’année dernière, alors qu’il fuyait la police après, semble-t-il, avoir jeté des pierres sur des Palestiniens.

Certains manifestants qui se sont retrouvés à l’entrée principale de la ville ont jeté des pierres en direction des policiers. Cinq d’entre eux ont été arrêtés.

De petites manifestations ont été rapportées dans d’autres endroits du pays, sans autre incident.

Sandak, 16 ans et originaire de l’implantation de Bat Ayin, avait été tué dans un accident de la route alors que la police poursuivait sa voiture, après que lui et quatre autres personnes ont, semble-t-il, lancé des pierres sur des véhicules palestiniens et tenté de fuir les policiers.

La police a déclaré que le véhicule qui transportait les cinq jeunes avaient perdu le contrôle et s’était renversé, tandis que les habitants de l’implantation ont affirmé que l’accident avait été causé par la voiture de police qui avait percuté le véhicule.

Ahuvia Sandak, qui a été tué quand sa voiture s’est renversée alors qu’elle était poursuivie par la police en Cisjordanie, le 21 décembre 2020. (Autorisation)

Le décès de l’adolescent, survenu le 21 décembre, a déclenché depuis des rassemblements nocturnes quasiment quotidiens à Jérusalem et en Cisjordanie. Les manifestants ont jeté des pierres, attaqué des bus, vandalisé des voitures et bloqué les principaux axes routiers. Certains ont également attaqué des civils arabes. En retour, la police a réagi avec force, et des informations ont fait état de violences policières à l’encontre des manifestants.

Les manifestations ont récemment diminué.

Le département des enquêtes internes de la police au sein du ministère de la Justice a interrogé les agents impliqués dans les incidents de violences présumées. Il est improbable que ces derniers soient mis en examen.

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