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Nouvelle tactique du Hamas: diffuser en live les horreurs sur les pages des victimes

"Nous ne sommes psychologiquement pas préparés à cela", dit un expert ; le New York Times évoque ces proches qui ont découvert les nouveaux statuts macabres de leurs être chers

Des soldats israéliens passent devant des maisons détruites par des terroristes du Hamas dans le kibboutz Beeri, le 14 octobre 2023. (Crédit : AP Photo/Ariel Schalit)
Des soldats israéliens passent devant des maisons détruites par des terroristes du Hamas dans le kibboutz Beeri, le 14 octobre 2023. (Crédit : AP Photo/Ariel Schalit)

Le Hamas semble avoir intentionnellement adopté une nouvelle tactique terroriste au cours de son assaut barbare mené contre les communautés du sud d’Israël, le 7 octobre – utiliser les comptes des victimes, sur les réseaux sociaux, pour propager la peur et la confusion dans les familles et chez les amis au fur et à mesure que se déroulaient les tueries et les enlèvements.

Dans un article publié lundi, le New York Times s’est intéressé à de multiples exemples où des terroristes qui s’étaient infiltrés dans des villes et dans les kibboutz du sud d’Israël sont parvenus à prendre le contrôle des téléphones des résidents. Dans certains cas, ils ont diffusé les violences exercées à l’encontre de ces derniers. Dans d’autres, ils ont publié des messages ou des vidéos sur les pages des victimes ou ils ont téléphoné aux proches de ces dernières pour les narguer.

Dans un cas, un otage, un adolescent, a été filmé alors qu’il avait été obligé à faire le tour des maisons de la communauté, appelant les voisins à sortir sous le prétexte mensonger que le calme était revenu, a raconté le NYT.

Dans un autre, le calvaire vécu par une famille a été diffusé en direct sur Facebook sur la page des victimes, alors que des parents, tenus en joue, tentaient de calmer leurs enfants qui pleuraient, ces derniers demandant ce qui était arrivé à leur sœur aînée qui avait été abattue dans une autre pièce.

Le journal américain a fait part d’autres cas où des terroristes palestiniens sont parvenus à se connecter dans des groupes WhatsApp, sur des comptes Instagram ou Facebook, même plusieurs jours après l’attaque, postant des menaces et autres messages hargneux.

L’utilisation par le Hamas des réseaux sociaux pour répandre la terreur « fait des réseaux sociaux une arme et ce d’une manière, me semble-t-il, que nous n’avions jamais vue auparavant », a déclaré Thomas Rid, professeur d’études stratégiques à la Johns Hopkins University, au NYT. « Nous ne sommes pas préparés psychologiquement à ça ».

Le corps d’une personne tuée par des terroristes du Hamas gisant dans une voiture criblée de balles dans la ville méridionale de Sderot, le 7 octobre 2023. (Crédit : Oren Ziv/AFP)

Keren de Via, une amie de la famille captive dont l’enlèvement a été diffusé en direct sur Facebook, a dit avoir été surprise quand une notification de livestream s’est affichée sur le compte.

« J’ai peut-être ressenti un peu d’espoir pendant une seconde – puis je me suis sentie confuse », a-t-elle expliqué. « Et ensuite, simplement terrorisée ».

« Je ne pouvais pas croire ce que j’étais en train de voir. Comment pouvions-nous les regarder terrifier la famille à un tel point ? Comment est-ce que je pouvais être en train de regarder ça sur Facebook ? », a-t-elle interrogé.

Les enfants et leur mère ont finalement été secourus tandis que le père a été kidnappé et emmené à Gaza.

Shir Matan, dont la cousine aurait, elle aussi, été enlevée, a confié au journal que quelques heures après le début de l’attaque, des vidéos étranges, courtes, avaient fait leur apparition sur le compte Instagram de sa parente et amie.

« Il y avait des voix en arabe et on ne voyait que des pieds traîner », a déclaré Matan, évoquant l’un des clips. « Après, quelqu’un a dit en arabe : ‘Pute’. »

La vidéo a été supprimée peu après.

D’autres ont raconté avoir vu le mot « Mort », écrit en arabe, en statut des pages de portés-disparus, sur Facebook.

Certains ont dit avoir reçu des appels railleurs des terroristes.

Et dans au moins un cas, les terroristes ont diffusé en direct des images de leur victime après sa mort, terrorisant de multiples membres de leur famille.

Mor Bayder et sa grand-mère, qui a été abattue dans sa maison de Nir Oz (Crédit : Facebook)

Sur Facebook, Mor Bayder a parlé, au lendemain de l’assaut barbare du Hamas, de sa grand-mère, Bracha: « A 7 heures du matin, j’ai vécu le cauchemar de ma vie. Un terroriste est entré dans sa maison, il l’a tuée, il a pris son téléphone, il a photographié l’horreur et il a publié les photos sur son compte Facebook. C’est comme ça que nous avons su ce qui s’était passé ».

La maison, à Nir Oz, a été incendiée et totalement détruite.

Israël a déclaré la guerre au Hamas suite à l’infiltration, sur le territoire israélien, de 1500 terroristes qui ont assassiné environ 1 400 personnes, en majorité des civils – bébés, enfants et personnes âgées. Un grand nombre des victimes ont été tuées dans leurs habitations et 250 jeunes ont été massacrés lors d’une rave.

Les terroristes ont aussi kidnappé 199 personnes au moins de tous les âges, les retenant depuis en captivité dans la bande de Gaza. Plus de 5 000 roquettes ont aussi été lancées en direction des localités israéliennes.

Israël a riposté par des frappes aériennes à grande échelle sur des cibles du Hamas, des bombardements qui ont fait plus de 3 000 morts à Gaza, a fait savoir le ministère de la Santé contrôlé par le Hamas. Cependant, certaines victimes palestiniennes semblent également avaient été tuées par des roquettes du Hamas et du Jihad islamique qui sont retombées dans l’enclave palestinienne.

L’État juif a indiqué que ses forces avaient tué environ 1 500 terroristes qui étaient entrés sur son territoire pour commettre le carnage du 7 octobre.

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