Nucléaire iranien : réunion de la commission conjointe mercredi à Vienne
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Nucléaire iranien : réunion de la commission conjointe mercredi à Vienne

Cette réunion vise à préserver l'accord de 2015 et persuader l'Iran de le respecter, alors qu'il s'en est écarté pour protester contre la réimposition de sanctions par Washington

Le drapeau de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) flotte devant le bâtiment de l'AIEA à Vienne, le 10 juillet 2019. (Alex Halada/AFP)
Le drapeau de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) flotte devant le bâtiment de l'AIEA à Vienne, le 10 juillet 2019. (Alex Halada/AFP)

La réunion de conciliation entre les pays signataires de l’accord sur le nucléaire iranien et Téhéran aura lieu mercredi à Vienne, a annoncé lundi le service diplomatique de la Commission européenne.

Cette rencontre a pour but de préserver l’accord de 2015 sur le nucléaire – après le retrait de Washington – en trouvant le moyen de persuader Téhéran de le respecter, alors qu’il s’en est écarté par étapes pour protester contre la réimposition de sanctions par les Etats-Unis.

Le principe de cette réunion de la commission mixte avait été annoncé fin janvier.

Outre l’Iran, cette rencontre au niveau des experts réunira les représentants de la Chine, la France, l’Allemagne, la Russie, le Royaume-Uni. Elle sera présidée par Helga Schmidt, spécialiste du dossier auprès du haut représentant de l’UE, Josep Borrell, précise le communiqué.

Fin janvier, les pays européens signataires du JCPOA (accord nucléaire) – Allemagne, France et Royaume-Uni – ont lancé une procédure contre Téhéran pour violation des ses engagements.

Le chef de la diplomatie de l’Union européenne, Josep Borrell, avait eu début février des entretiens avec les dirigeants iraniens lors d’une visite à Téhéran destinée à tenter d’apaiser les tensions

Le ministre iranien des affaires étrangères Mohammad Javad Zarif (à droite) accueille le Haut représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité Josep Borrell, dans la capitale Téhéran, le 3 février 2020. (Atta Kenare/AFP)

A la mi-février, l’Iran s’est dit disposé à annuler tout ou partie des mesures prises pour se désengager de l’accord, mais seulement si l’Europe lui assure en échange des avantages économiques « significatifs ».

L’accord est sérieusement menacé depuis que les Etats-Unis l’ont dénoncé unilatéralement en 2018. Téhéran a alors riposté en s’affranchissant depuis mai 2019 de plusieurs de ses engagements clés.

L’accord de 2015 offre à l’Iran la levée d’une partie des sanctions internationales qui asphyxiaient son économie en échange de garanties destinées à prouver la nature exclusivement civile de son programme nucléaire.

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