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Nucléaire: l’AIEA en discussions avec l’Iran sur un possible enrichissement à 84%

Selon deux sources diplomatiques, des inspecteurs ont décelé des niveaux d'enrichissement se situant juste en deçà des 90 % nécessaires pour produire une bombe atomique

Diverses machines centrifuges alignées dans un hall de l'installation d'enrichissement de l'uranium de Natanz, קמ ר/מצle 17 avril 2021. (Crédit : Capture d'écran/Islamic Republic Iran Broadcasting-IRIB/AP)
Diverses machines centrifuges alignées dans un hall de l'installation d'enrichissement de l'uranium de Natanz, קמ ר/מצle 17 avril 2021. (Crédit : Capture d'écran/Islamic Republic Iran Broadcasting-IRIB/AP)

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a déclaré dimanche soir être en discussions avec l’Iran après des informations de presse faisant état de la détection d’uranium enrichi à 84%.

Selon l’agence de presse Bloomberg, qui cite deux sources diplomatiques, des inspecteurs ont décelé des niveaux d’enrichissement se situant juste en deçà des 90 % nécessaires pour produire une bombe atomique.

Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, « discute avec l’Iran au sujet des résultats de récentes activités de vérification », a réagi l’instance onusienne sur Twitter.

« Il tiendra informé le Conseil des gouverneurs le moment venu ».

« Les inspecteurs doivent déterminer si l’Iran a produit cette matière de manière intentionnelle, ou si la concentration résulte d’une accumulation involontaire » du fait de difficultés techniques au niveau des cascades de centrifugeuses, les machines utilisées pour enrichir l’uranium, écrit Bloomberg.

En janvier, M. Grossi s’était inquiété de « la trajectoire » prise par le programme nucléaire de l’Iran.

« Ils ont amassé suffisamment de matériel nucléaire pour fabriquer plusieurs armes nucléaires », même si d’autres étapes sont nécessaires, avait-il averti.

Ces informations surviennent alors que les négociations pour ranimer un accord conclu en 2015 pour limiter les activités atomiques de l’Iran en échange d’une levée des sanctions internationales sont au point mort.

Elles avaient démarré en avril 2021 à Vienne entre Téhéran et les grandes puissances, mais elles sont bloquées depuis août 2022 dans un contexte de tensions croissantes.

L’accord, connu sous l’acronyme de JCPOA, est moribond depuis le retrait des Etats-Unis décidé en 2018 par le président Donald Trump.

La République islamique s’est dans la foulée progressivement affranchie de ses engagements.

Elle produit désormais officiellement de l’uranium enrichi à 60% dans deux sites (Natanz et Fordo), un seuil bien supérieur à celui de 3,67% fixé par le pacte.

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