Nucléaire : l’Iran a notifié qu’il appliquera le Protocole additionnel
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Nucléaire : l’Iran a notifié qu’il appliquera le Protocole additionnel

L'UE doit formellement lever ses sanctions dimanche, une mesure qui n'entrera cependant en vigueur que fin décembre au plus tôt

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion avec le Premier ministre libanais Tammam Salam le 11 août 2015 au Palais du gouvernement dans la capitale Beyrouth (Crédit : AFP PHOTO / ANWAR AMRO)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion avec le Premier ministre libanais Tammam Salam le 11 août 2015 au Palais du gouvernement dans la capitale Beyrouth (Crédit : AFP PHOTO / ANWAR AMRO)

L’Iran a notifié dimanche à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) qu’il appliquera le Protocole additionnel au Traité de non-prolifération nucléaire, une étape dans la mise en oeuvre d’un accord historique conclu à Vienne en juillet, a annoncé l’agence onusienne.

Cette annonce intervient alors que la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif doivent publier dans la journée une déclaration commune sur une levée des sanctions européennes prévue par cet accord.

« Le 18 octobre, le directeur général de l’AIEA a été informé par la République islamique d’Iran que (…) l’Iran appliquera à titre provisoire le protocole additionnel », a indiqué le gendarme nucléaire de l’ONU dans un communiqué publié à son siège à Vienne.

Cette mesure, qui permet notamment la mise en oeuvre de contrôles renforcés par l’AIEA, est prévue par l’accord, conclu le 14 juillet avec les grandes puissances.

L’UE doit formellement lever ses sanctions dimanche, une mesure qui n’entrera cependant en vigueur que fin décembre au plus tôt.

D’ici là, le directeur général de l’AIEA, Yukiya Amano, doit en effet rendre le 15 décembre ses « conclusions finales » sur le respect par Téhéran de ses engagements, et donner la cas échéant son feu vert formel à la mise en oeuvre de l’accord.

A Téhéran, Ali Akbar Salehi, le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, a déclaré à la télévision d’Etat que l’Iran était prêt à respecter ses engagements.

« Nous allons commencer à agir lorsque le président (Hassan Rohani) nous donnera l’ordre. Nous sommes prêts. Nous devons démanteler un certain nombre de centrifugeuses pour atteindre le chiffre d’environ 6.000 », a déclaré M. Salehi.

« Nous espérons commencer cette semaine ou la semaine prochaine », a-t-il ajouté, précisant que les taches que l’Iran doit accomplir pour réduire son programme nucléaire prendront environ « deux mois ».

Avec l’accord nucléaire conclu le 14 juillet avec les pays du groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne), l’Iran a accepté de réduire pour dix ans le nombre de ses centrifugeuses, de 19.000 (dont la moitié en activité) à environ 6.000. Les centrifugeuses sont destinées à enrichir l’uranium.

Pour rassurer la communauté internationale, Téhéran modifiera également son réacteur à eau lourde d’Arak (centre) pour réduire la production de plutonium, autre source possible de matière fissile militaire.

L’Iran doit aussi réduire à 300 kg, pour une durée de 15 ans, son stock d’uranium faiblement enrichi (LEU), actuellement de 10 tonnes, notamment grâce à la vente d’une partie de ces combustibles à la Russie.

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