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Obama a-t-il compromis la sécurité nationale pour signer l’accord iranien ? Le Congrès va enquêter

Suite aux révélations de Politico, représentants et sénateurs ont demandé des documents sur les Iraniens libérés pour conclure l’accord nucléaire

Le président américain Barack Obama parle de l'accord nucléaire iranien sur CNN, le 7 août 2015. (Crédit : capture d'écran CNN)
Le président américain Barack Obama parle de l'accord nucléaire iranien sur CNN, le 7 août 2015. (Crédit : capture d'écran CNN)

Le Congrès américain va enquêter pour déterminer si l’administration Obama a compromis ses propres efforts de contre-prolifération pour garantir la mise en place de l’accord nucléaire avec l’Iran, a indiqué Politico.

La commission de supervision de la Chambre des représentants a annoncé vendredi avoir lancé une enquête sur un article publié le 24 avril par Politico, qui affirmait que l’administration avait abandonné les poursuites contre plusieurs fugitifs iraniens accusés de poser une menace à la sécurité nationale, tout en minimisant publiquement le danger posé par les Iraniens libérés en janvier 2016 dans le cadre d’un échange de prisonniers.

Les dirigeants républicains de la commission, Jason Chaffetz et Ron DeSantis, ont déclaré avoir demandé aux départements d’Etat et de la Justice de fournir des documents sur les différents cas cités par l’article d’ici le 19 mai, et de mettre à disposition leurs employés pour des entretiens d’ici le 25 mai.

D’autre part, 13 sénateurs républicains ont eux aussi demandé de nombreux documents aux deux départements, ainsi qu’au Trésor, suite aux accusations portées par l’article.

Les sénateurs ont déclaré qu’ils étaient « inquiets que le président Obama et certains responsables de l’administration précédente aient supprimé intentionnellement la gravité des charges contre ces individus afin d’obtenir le soutien public pour l’accord nucléaire avec l’Iran, et nous craignons que ces individus puissent toujours poser une menace à la sécurité nationale des Etats-Unis. »

Le premier article de Politico affirmait que par ses actions, l’administration avait compromis son Initiative nationale de contre-prolifération, « à un moment où elle faisait des progrès importants pour contrecarrer les réseaux de prolifération en Iran. »

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