Obama vainqueur, Netanyahu dit qu’une majorité d’élus sont contre l’accord iranien
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Obama vainqueur, Netanyahu dit qu’une majorité d’élus sont contre l’accord iranien

"Une majorité claire semble se préparer à rejeter l’accord", déclare une source proche du Premier ministre après qu’un 34ème sénateur soutienne l’accord nucléaire

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu devant le Congrès des États-Unis à Washington, D.C., le 3 mars 2015. (Crédit : Win McNamee/Getty Imagess/AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu devant le Congrès des États-Unis à Washington, D.C., le 3 mars 2015. (Crédit : Win McNamee/Getty Imagess/AFP)

Alors que le président américain Obama obtient un nombre suffisant de sénateurs pour garantir son droit de veto sur une loi visant à enterrer l’accord sur le nucléaire iranien, une source proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu a affirmé mercredi qu’une « claire majorité » de législateurs s’opposent à l’accord et a appelé encore plus de législateurs à rejoindre le camp opposé à l’accord.

« Le Premier ministre a déclaré avant de s’exprimer au Congrès en mars que c’était de son devoir de présenter au peuple américain et à ses représentants les préoccupations graves d’Israël au sujet de l’accord avec l’Iran », a déclaré la source au Times of Israel.

« Le peuple américain comprend bien cela. Ils comprennent les dangers pour Israël et pour les Etats-Unis. C’est pourquoi une claire majorité considère que l’accord devrait être rejeté, ce qui est aussi reflété au Congrès, où une claire majorité semble préparée à rejeter l’accord ».

Plus l’opposition au Congrès contre l’accord est forte, plus le message à l’Iran et aux alliés de l’Amérique dans la région est fort et plus grande la possibilité que ce message soit reflété dans la politique américaine futur, a déclaré la source.

Netanyahu n’a pas de doute que les relations américo-israélienne resteront fortes malgré la campagne amère contre l’accord de Jérusalem, a ajouté la source.

Les commentaires sont intervenus quelques heures après que la Sénatrice Barbara Mikulski ait annoncé son soutien à l’accord mercredi. En devenant ainsi la 34e Démocrate à soutenir l’accord, elle garantit à Obama son droit de veto et permet à l’administration de respirer profondément par soulagement.

L’annonce par Mikulski confirme que le lobby du parti républicain et des alliés israéliens a échoué à convaindre assez de législateurs pour étouffer l’accord.

Netanyahu a été en tête de l’opposition contre l’accord, au point même de tendre les relations avec Washington sur la question.

Malgré les tensions, Netanyahu va peut-être rencontrer le président américain Barack Obama à Washington en novembre, a annoncé la Deuxième chaîne d’Israël mercredi soir. Il n’y a pas eu de confirmation indépendante de cette possible rencontre.

Obama et Netanyahu ne se sont pas rencontrés face-à-face depuis octobre 2014, même si Netanyahu a voyagé aux Etats-Unis en mars et prévoit de revenir dans le pays plus tard ce mois pour l’Assemblée Générale des Nations unies.

Le chef du parti Meretz Zahava Gal-on a fustigé mercredi le Premier ministre pour avoir endommagé les liens avec les Etats-Unis sans parvenir à atteindre son objectif d’arrêter l’accord sur le nucléaire, l’accusant d’avoir lancé une bataille qui était vouée à l’échec pour faire plaisir aux soutiens républicains aux Etats-Unis.

« Peut-être que maintenant Bibi se souviendra de quel pays il ne dirige pas et qu’il cessera d’essayer de creuser sous la terre où se tient Obama, ce qui a seulement nui à Israël », a déclaré Gal-on, en faisant référence au Premier ministre par son surnom.

Le groupe de pression juif américain J Street qui soutenait la position d’Obama sur l’accord depuis le début, a publié une déclaration qualifiant le soutien de Mikulski d’ « étape significative et une victoire de la politique du Président Obama d’utiliser la diplomatie même pour traiter les questions internationales les plus délicates ».

« Après qu’un grand débat national ait eu lieu pendant les deux derniers mois, l’argumentation rationnelle, l’analyse solide et la réflexion mesurée ont pris le pas sur l’exagération, l’alarmisme et un flot d’argent, a déclaré le président de J Street, Jeremy Ben-Ami.

Il s’est vanté que les opposants à l’accord, y compris l’AIPAC, une organisation mieux financée et plus grande, « ont dépensé plus » que J Street et d’autres soutiens à l’accord, « mais presque chaque législateur qui a commencé ce débat indécis et qui était prêt à écouter les deux parties a fini par soutenir l’accord ».

Ben-Ami a déclaré qu’il était « triste » que des Républicains aient pris une position « d’opposition à l’accord par réflexe et sans y penser ». Le seul « vrai débat » sur les mérites ou les défauts de l’accord, a-t-il déclaré, a eu lieu « presque exclusivement parmi les Démocrates ».

Il a averti que les opposants à l’accord peuvent encore essayer « d’ajouter des amendements à la résolution pour désapprouver l’accord » ou faire ensuite passer une législation au Congrès qui rendrait l’accord sur le nucléaire inefficace.

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