Oman appelle les pays arabes à apaiser les « craintes d’Israël »
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Oman appelle les pays arabes à apaiser les « craintes d’Israël »

Les propos de ben Abdallah ont suscité des critiques de son homologue jordanien, Aymane Safadi, présent lors du débat

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite) salue le ministre omanais des Affaires étrangères Yusuf ben Alawi ben Abdallah en marge d'une conférence régionale sur le Moyen Orient à Varsovie, le 13 février 2019. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite) salue le ministre omanais des Affaires étrangères Yusuf ben Alawi ben Abdallah en marge d'une conférence régionale sur le Moyen Orient à Varsovie, le 13 février 2019. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)

Le chef de la diplomatie omanaise a appelé samedi les pays arabes à prendre des « initiatives » afin « d’apaiser les craintes » d’Israël concernant son futur au Moyen-Orient, suscitant des critiques de la Jordanie.

« L’Occident a offert un soutien politique, économique et militaire à Israël qui dispose maintenant de tous les vecteurs de pouvoir (…) mais malgré cela, (Israël) craint pour son futur en tant que pays non-arabe entouré par 400 millions d’Arabes », a déclaré Youssef ben Alaoui ben Abdallah.

« Je pense que nous, Arabes, devons être capables d’examiner cette question et essayer d’apaiser les craintes d’Israël à travers des initiatives et de vrais accords entre Israël et nous », a affirmé le ministre omanais des Affaires étrangères lors d’un débat en marge du Forum économique mondial sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, en Jordanie.

Israël n’a de relations diplomatiques qu’avec deux pays arabes, l’Egypte et la Jordanie, mais se rapproche depuis quelques mois des pays du Golfe qui partagent son inquiétude vis-à-vis de l’Iran, puissance régionale chiite et rival historique.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu est accueilli par le sultan Qaboos bin Said à Oman, le 26 octobre 2018 (Crédit : autorisation)

En février, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rencontré ben Abdallah, quatre mois après s’être rendu à Mascate où il s’était entretenu avec le sultan Qabous.

La plupart des pays arabes ont historiquement fait du règlement de la question palestinienne la condition d’une normalisation avec Israël.

Les propos de ben Abdallah ont suscité des critiques de la part de son homologue jordanien, Aymane Safadi, présent lors du débat. « Si (Israël) dit qu’il ne se sent pas confortable (dans la région), ce n’est pas mon problème », a-t-il dit.

« Le problème n’est pas que les Arabes doivent donner des garanties (…), c’est qu’Israël doit faire ce qu’il faut pour la paix », a-t-il estimé.

Pour Safadi, Israël doit « se retirer des terres arabes occupées depuis 1967 et permettre » la création d’un Etat palestinien.

Les implantations israéliennes installées en Cisjordanie depuis 1967, sont illégales au regard du droit international et une grande partie de la communauté internationale voit en elles un obstacle majeur à la paix – entre d’autres.

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