Omar Razzaz : les liens avec Israël au plus bas, le traité de paix « en danger »
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Omar Razzaz : les liens avec Israël au plus bas, le traité de paix « en danger »

Le Premier ministre jordanien avertit que l'annexion de la Cisjordanie pourrait "geler" les relations, et dénonce la "violation" des sites musulmans et chrétiens à Jérusalem

Le Premier ministre jordanien Omar Razzaz est interviewé par CNN, le 2 mars 2020. (Capture d'écran de CNN)
Le Premier ministre jordanien Omar Razzaz est interviewé par CNN, le 2 mars 2020. (Capture d'écran de CNN)

Le Premier ministre jordanien Omar Razzaz a déclaré lundi à CNN que les relations avec Israël sont à leur point le plus bas depuis la signature du traité de paix entre les deux pays en 1994, et a averti que le traité de paix lui-même pourrait être en danger.

Si les liens sécuritaires entre Israël et la Jordanie sont florissants, les relations politiques se sont récemment largement détériorées sur un certain nombre de sujets, notamment l’engagement pris par le Premier ministre Benjamin Netanyahu en septembre d’annexer la vallée du Jourdain en Cisjordanie, s’il est reconduit dans ses fonctions.

« Aujourd’hui, nous sommes au plus bas niveau dans la relation qui existe depuis la signature du traité de paix », a déclaré M. Razzaz dans l’interview.

Il a parlé des « mesures unilatérales » israéliennes et du climat créé par le plan de paix proposé par l’administration du président américain Donald Trump, dont il a dit que Washington ne lui avait pas donné les détails avant son dévoilement.

« Le traité de paix peut se retrouver en mode ‘gelé’ et il est donc définitivement en danger », a-t-il déclaré.

Le président américain Donald Trump, (à gauche), écoute le discours du Premier ministre Benjamin Netanyahu, (à droite), lors d’un événement dans la salle Est de la Maison Blanche à Washington, le 28 janvier 2020, pour annoncer le plan très attendu de l’administration Trump pour résoudre le conflit israélo-palestinien. (AP Photo/Susan Walsh)

Razzaz a également dénoncé les prétendues « violations par Israël du caractère sacré des dotations musulmanes et chrétiennes à Jérusalem ».

En janvier, le roi Abdallah II de Jordanie a déclaré qu’Israël essayait « d’imposer une solution impensable » aux Palestiniens, déplorant que les espoirs s’évanouissent pour la solution à deux Etats soutenue par la communauté internationale.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, (à droite), et le roi de Jordanie Abdallah II durant une visite surprise du Premier ministre à Amman, le 16 janvier 2014. (Crédit : AP/Yousef Allan/Jordanian Royal Palace)
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