Israël en guerre - Jour 283

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Les victimes du 7 octobre

Omer Zadikevitch, 50 ans : un informaticien passionné de surf et « qui savait tout »

Assassiné par des terroristes du Hamas juste devant sa maison dans le kibboutz Kfar Aza le 7 octobre

Omer Zadikevitch (Crédit : Autorisation)
Omer Zadikevitch (Crédit : Autorisation)

Omer Zadikevitch, 50 ans, a été assassiné par des terroristes du Hamas devant sa maison du kibboutz Kfar Aza, le 7 octobre dernier.

Seul chez lui samedi matin, Omer s’est réfugié dans sa chambre forte lorsque les tirs de roquettes ont commencé. Mais peu après, il a décidé de sortir. Sa famille a expliqué qu’il était responsable des systèmes de communication dans la région de Shaar Hanegev et qu’en cas d’escalade, il était censé se rendre dans la salle de crise du conseil régional.

Comme le montre la caméra installée dans sa maison, à côté de sa porte arrière, Omer, sac à dos en bandoulière, a appelé un voisin pour le consulter sur ce qu’il fallait faire, avant de décider de sortir. On le voit marcher d’un pas hésitant à 7h16. Personne ne l’a revu ni entendu par la suite. Selon sa famille, il a été assassiné par balle quelques minutes plus tard à côté de sa voiture.

Son ancien beau-frère, Shachar Aviani, chef de la sécurité locale de Kfar Aza, a également été tué ce jour-là.

Lors d’une interview accordée à la Treizième chaîne en 2014, pendant la guerre de 50 jours, Omer a suggéré face à la caméra qu’en cas d’invasion terroriste du kibboutz, « nous nous précipiterions dans la voiture et nous fuirions… ce serait notre seule chance de rester en vie », avait-il déclaré à l’époque, tandis que sa femme avait expliqué qu’elle cacherait leurs enfants dans les armoires.

Ses funérailles ont eu lieu le 16 octobre à Sde Warburg et il a été enterré en privé à Kfar Aza. Il laisse derrière lui ses quatre enfants, Liran, Netaly, Lior et Gali, sa compagne Shimrit Sfarad et son fils, Maayan, sa mère, Dina, et ses trois frères, Nir, Yaniv et Uri. Son père, Yoel, est mort exactement un mois avant l’assassinat d’Omer.

Sur la pierre tombale d’Omer, sa famille a gravé une phrase qu’il avait prononcée quelques semaines auparavant lors des funérailles de son père : « Papa, pour moi tu ne seras jamais mort, le souffle de vie que tu m’as transmis restera à jamais dans mon cœur ». Après la mort de son père, Omer a décidé d’acheter la parcelle voisine, surprenant sa famille qui ne comprenait pas pourquoi il parlait soudainement de sa propre mort.

Sa famille et ses amis décrivent Omer comme un optimiste candide, profondément attaché au kibboutz où il a vécu pendant des dizaines d’années et où il a construit sa maison en grande partie de ses propres mains. Professionnel de l’informatique, il était toujours disponible pour résoudre les problèmes informatiques, petits ou grands. Il était connu pour sa passion du surf et de l’océan, qu’il a inculquée à tous ses enfants. Il aimait également documenter sa vie par la photographie et la vidéographie, notamment sur sa chaîne YouTube.

Sa petite amie, Shimrit, a noté dans une publication sur Facebook qu’elle avait rencontré Omer alors qu’elle était enceinte, « et il a accepté mon fils Maayan et l’a élevé comme le sien – avant sa naissance et jusqu’à ce qu’il [soit tué]. » Omer était avec elle à l’hôpital lorsque Maayan est né, a-t-elle écrit, « et à partir de ce moment-là, il a été le père de Maayan dans tous les sens du terme, ses enfants sont vraiment les frères et sœurs aînés de mon fils ».

Omer, a-t-elle ajouté, « en plus d’être un père merveilleux pour ses enfants formidables et chéris, en plus d’être une personne magique et heureuse qui savait tout et pouvait tout faire de ses propres mains et avait des solutions à tout », était dévoué à Maayan et à elle, même en l’absence de lien biologique.

Liran, son fils, a confié à la Treizième chaîne que « papa était une personne très heureuse, même maintenant quand je regarde ses photos, je ne le vois que souriant. Il aimait vraiment la mer, le surf et, plus que tout, ses enfants. Ce sont les deux choses qui l’ont motivé dans la vie. Nous nous souviendrons toujours de lui comme d’un homme heureux, joyeux et souriant ».

Sa fille, Gali, a écrit sur Facebook à « mon meilleur ami, la seule personne qui était toujours là pour moi. Je n’ai jamais connu quelqu’un d’autre qui était aussi heureux, aussi optimiste que toi ».

« Je continuerai à rire et à être heureuse parce que je sais que c’est ce que tu aurais voulu », a-t-elle ajouté. « Je continuerai à avancer dans ma vie pour que tu puisses me regarder d’en haut et être fière de moi. »

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