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Omicron : le nombre de patients graves et de transmissions en forte hausse

Près de 3 fois plus de cas quotidiens en une semaine; les hôpitaux risqueraient l'effondrement; les pilules Pfizer prêtes à arriver; le 1er cas de COVID et de grippe enregistré

Le personnel médical de l'hôpital Hadassah Ein Kerem dans l'unité COVID de l'hôpital, récemment rouverte, à Jérusalem, le 27 décembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Le personnel médical de l'hôpital Hadassah Ein Kerem dans l'unité COVID de l'hôpital, récemment rouverte, à Jérusalem, le 27 décembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Près de 4 000 nouveaux cas de coronavirus ont été diagnostiqués mercredi, alors que la flambée des infections en Israël due au variant Omicron se poursuit à plein régime.

Le ministère de la Santé a déclaré jeudi que 3 947 cas avaient été confirmés la veille, soit près du triple de mercredi dernier, où 1 418 cas avaient été confirmés.

Outre les quelque 4 000 nouveaux cas, 1 059 autres diagnostics ont été posés depuis minuit, faisant passer le nombre d’infections actives à plus de 20 000, soit plus du double du chiffre enregistré une semaine auparavant.

Parallèlement à l’augmentation des chiffres de morbidité, le nombre de cas graves est passé de 84 mercredi matin à 94 jeudi matin. Parmi ces patients, 46 ont été définis comme critiques. La majorité des patients gravement malades ne sont pas vaccinés.

Les cas graves n’ont pas encore connu une augmentation similaire et ont largement plafonné au cours des dernières semaines. Les experts s’attendent à ce que cela change bientôt avec l’intensification de l’épidémie, malgré le fait qu’Omicron semble causer des maladies plus bégnines.

Pendant ce temps, le taux de transmission a continué sa progression constante, atteignant 1,62. Le taux de transmission, qui représente le nombre moyen de personnes infectées par chaque porteur du virus, est basé sur les données des 10 jours précédents et toute valeur supérieure à 1 indique que la pandémie est en train de se développer.

Le ministère de la Santé a également signalé une nouvelle augmentation du taux de tests positifs, atteignant 2,93 %, autre signe de l’accélération de la propagation du virus.

Des agents de santé font passer des tests à des Israéliens dans un complexe de passage pour vérifier s’ils ont été infectés par le coronavirus, à Jérusalem, le 29 décembre 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le bilan national de la pandémie s’élève à 8 243 décès.

Dans le cadre du programme de « feux de signalisation » visant à évaluer les niveaux d’infection, 11 localités sont désormais définies comme des zones « rouges » – les implantations de Maale Adumin et Revava en Cisjordanie, ainsi que Kiryat Ono, Tzur Hadassah, Rishon Lezion, Hod Hasharon, Mevasseret Zion, Yavne, Yad Binyamin, Azor et Shtulim.

Selon les données du ministère de la Santé, un certain nombre de localités sont proches d’une classification « rouge », notamment Raanana et Ramat Hasharon.

Le Premier ministre Naftali Bennett aurait déclaré mercredi, lors de discussions avec des responsables, que l’augmentation dramatique des cas attendue dans un avenir proche, causée par le virus hautement contagieux Omicron, pourrait conduire à ce que « la capacité d’Israël à réagir soit mise à rude épreuve ».

Selon la radio de l’armée, le Premier ministre a déclaré qu’il mettait en place une équipe qui opérerait sous le surnom de « Plan B », afin de créer un système de feux de signalisation visant à désengorger les hôpitaux.

Le Premier ministre Naftali Bennett dirige une réunion du cabinet, le 26 décembre 2021. (Gil Eliyahu/Pool/Flash90)

Pendant ce temps, les autorités ont annoncé jeudi le premier cas enregistré d’une personne infectée par la grippe et le coronavirus en même temps. Les deux infections ont été découvertes chez une femme enceinte non vaccinée qui présentait des symptômes légers. Israël a connu un pic de cas de grippe ces dernières semaines, avec près de 2 000 personnes hospitalisées, dans un contexte de crainte d’une « double pandémie » des deux infections.

Dans le cadre d’une nouvelle attaque contre la pandémie, la station de radio publique Kan a déclaré qu’Israël devait recevoir jeudi sa première livraison de 20 000 doses de pilules antivirales COVID-19 de Pfizer. Israël aurait finalisé un accord avec le géant pharmaceutique pour l’achat d’environ 100 000 doses de ce médicament.

Les patients pourront prendre le médicament chez eux pour éviter les pires effets du virus. La pilule est censée réduire de 90 % le risque d’hospitalisation et de décès dans les groupes à haut risque.

La radio de l’armée a déclaré jeudi qu’Israël est également en négociation avec AstraZeneca pour l’achat de son nouveau médicament COVID-19.

La recrudescence des cas survient quelques heures après l’adoption de nouvelles directives selon lesquelles les personnes vaccinées ou guéries se trouvant en quarantaine en raison d’une exposition à des porteurs du coronavirus peuvent mettre fin à l’isolement après un test antigénique négatif.

Jusqu’à présent, seuls les tests PCR permettaient de raccourcir la quarantaine. Selon les nouvelles directives, un test antigénique rapide négatif peut également être utilisé, mais pas un test à domicile. Si le test antigénique est positif, un test PCR sera nécessaire.

Il s’agit d’une nouvelle étape après l’assouplissement des restrictions de quarantaine, alors qu’Israël cherche à éviter d’avoir des centaines de milliers de personnes en isolement face à l’augmentation de la variante Omicron.

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