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Ouverture à Paris de l’Institut chrétiens d’Orient, soutenu par l’Œuvre d’Orient

Cet institut a une première vocation : "fournir des enseignements, des recherches et des activités" sur le modèle universitaire

Les fidèles chrétiens orthodoxes tiennent des bougies allumées au "feu sacré" lors d'un rassemblement à l'église du Saint-Sépulcre de la Vieille Ville de Jérusalem lors de la Pâque orthodoxe, le 7 avril 2018. (Crédit : AFP PHOTO / GALI TIBBON)
Les fidèles chrétiens orthodoxes tiennent des bougies allumées au "feu sacré" lors d'un rassemblement à l'église du Saint-Sépulcre de la Vieille Ville de Jérusalem lors de la Pâque orthodoxe, le 7 avril 2018. (Crédit : AFP PHOTO / GALI TIBBON)

L’Institut chrétiens d’Orient a ouvert ses portes au grand public jeudi à Paris, avec le soutien financier de l’Œuvre d’Orient, une démarche à la fois « rigoureuse » et « engagée » pour mieux faire connaître les thématiques liées à cette minorité, a indiqué son directeur à l’AFP.

Cet institut a une première vocation : « fournir des enseignements, des recherches et des activités » sur le modèle universitaire, avec le « sérieux » de « professeurs ou maîtres de conférence » possédant « tous les titres nécessaires », explique Antoine Fleyfel.

Des discussions sont « en cours » avec des universités partenaires, à Beyrouth ou avec des institutions en France (universités catholiques, Institut national des langues et civilisations orientales ou Ecole pratique des hautes études), précise-t-il.

« Géopolitique des chrétiens d’orient », « patrologie orientale » (étude des pères de l’Eglise arméniens, coptes syriaques etc), « islam et christianisme », « La pensée chrétienne au Liban » sont les principaux cours dispensés, lesquels s’adressent au grand public mais aussi aux professionnels (enseignants, diplomates, entreprises ayant des filières au Moyen-Orient).

« Nous ne sommes pas là pour faire de l’idéologie ou de la spiritualité dans le sens péjoratif du terme », précise M. Fleyfel. Mais l’institut a une deuxième vocation : « nous ne sommes pas neutres. Nous sommes engagés pour les Chrétiens d’Orient, nous souhaitons améliorer leur présent et leur avenir », souligne-t-il, ajoutant : « cela ne nous empêche pas d’être rigoureux universitairement. »

« Il y a un besoin de connaître des aspects de cette partie du monde. Et l’offre est très réduite », selon ce professeur affilié à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth.

Un peu plus de 100 personnes sont inscrites pour ce premier semestre.

L’Œuvre d’Orient, un mouvement né en 1856 rattaché à l’archevêque de Paris, qui soutient financièrement les chrétiens dans 23 pays au Moyen-Orient, finance l’institut, à hauteur de 120 000 euros (pour partie don, pour partie prêt), lequel vise l’autonomie financière à terme.

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