Pas d’accord entre HaBayit HaYehudi et l’Union nationale
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Pas d’accord entre HaBayit HaYehudi et l’Union nationale

Bezalel Smotrich, le chef de l'Union nationale, a déclaré que Rafi Peretz, le chef d'HaBayit HaYehudi, était revenu sur l'accord

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

A gauche, le rabbin Rafi Peretz, chef d’HaBayit HaYehudi, s’exprimant à la convention du parti à Ramat Gan le 4 février 2019. A droite, Bezalel Smotrich célèbre son élection à la tête du parti Union nationale, à l’hôtel Crown Plaza de Jérusalem, le 14 janvier 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/FLash90)
A gauche, le rabbin Rafi Peretz, chef d’HaBayit HaYehudi, s’exprimant à la convention du parti à Ramat Gan le 4 février 2019. A droite, Bezalel Smotrich célèbre son élection à la tête du parti Union nationale, à l’hôtel Crown Plaza de Jérusalem, le 14 janvier 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/FLash90)

Samedi soir, les négociations en vue d’une fusion entre HaBayit HaYehudi et l’Union nationale ont débouché sur une « impasse », selon des officiels des deux partis nationalistes-religieux.

Une source en lien direct avec les négociations a confirmé au Times of Israël qu’une rencontre entre le président de l’Union nationale Bezalel Smotrich et son homologue de HaBayit HaYehudi s’est brusquement terminée au bout de cinq minutes seulement, à cause de désaccords entre les deux hommes.

Cette scission va probablement mettre en péril les espoirs des deux partis à entrer à la Knesset. De récents sondages ont montré qu’une liste commune entre HaBayit HaYehudi et l’Union nationale passerait juste au-dessus du seuil électoral de 3,25 % des votes nationaux. Pourtant, le sondage montre que s’ils se présentaient séparément, les deux partis ne parviendraient pas à obtenir assez de voix pour entrer à la Knesset, sauf s’ils trouvaient d’autres partis avec lesquels s’associer.

Les deux partis se sont présentés ensemble dans le passé, mais HaBayit HaYehudi était perçu comme le parti principal, obtenant à la fois le poste de président de l’alliance, mais aussi plus de sièges sur la liste de la Knesset et plus de portefeuilles ministériels au gouvernement. Smotrich aurait cherché à renégocier cet accord.

HaBayit HaYehudi a publié un communiqué suite à la rencontre déclarant que les négociations étaient arrivées dans une impasse. Le parti se préparait à concourir seul mais continuait aussi à « étudier d’autres possibilités ».

Smotrich a publié sa propre déclaration avec un récit plus détaillé de ce qui s’était produit lors de la réunion.

Le rabbin Rafi Peretz, chef du parti HaBayit HaYehudi, arrive aux primaires du parti à Ramat Gan le 4 février 2019. (Flash90)

L’élu très à droite, qui a vaincu le député Uri Ariel lors de la primaire pour la direction du parti le mois dernier, a dit que lui et Peretz avaient tenu une rencontre très productive et cordiale jeudi dernier, au cours de laquelle les deux camps avaient décidé de former un partenariat sur un pied d’égalité.

Peretz, qui a été élu président du parti la semaine dernière, devait obtenir la première position sur la liste tandis que Smotrich aurait eu le premier choix concernant les positions ministérielles. Les places 3 et 5 de la liste devaient aller pour HaBayit HaYehudi tandis que les places 4 et 6 iraient à l’Union nationale.

Pourtant, Smotrich a dit que Peretz l’avait appelé samedi soir, pour l’informer qu’après avoir consulté ses conseillers, il avait décidé qu’HaBayit HaYehudi n’accepterait pas un partenariat sur un pied d’égalité avec l’Union nationale. Au lieu de cela, il demandait la première position sur la liste, un choix préférentiel pour les nominations gouvernementales et la majorité des élus sur la liste.

Smotrich a déclaré que Peretz voulait « revenir au point de départ où HaBayit HaYehudi est le parti principal et nous sommes les invités chez eux ».

En plus de son apparente hésitation à fusionner avec l’Union nationale, Peretz a aussi déclaré qu’il aurait refusé une possible alliance avec le parti d’extrême droite Otzma Yehudit, malgré des appels du Premier ministre Benjamin Netanyahu pour augmenter leurs chances d’entrer à la Knesset.

Un ancien élu de HaBayit HaYehudi, qui s’est exprimé au Times of Israël, a déclaré que Peretz est « préoccupé à l’idée de faire fuir [des électeurs] qui ne pourraient jamais voter pour Itamar Ben Gvir ou Benzi Gopstein », a-t-il dit, en référence à l’activiste d’extrême droite sur la liste d’Otzma Yehudit, qui a fièrement repris l’idéologie de Meir Kahane.

Le parti Kach du rabbin d’extrême droite avait été interdit en Israël selon les lois anti-terrorisme dans les années 1980.

HaBayit HaYehudi a vu sa popularité s’effondrer depuis que ses anciens dirigeants, Naftali Bennett et Ayelet Shaked ont quitté le parti. Expliquant leur décision à l’époque, les ministres avaient déclaré qu’ils étaient pris dans des chaînes par les dirigeants religieux nationaux, que le Premier ministre Benjamin Netanyahu pensait avoir « dans sa poche ».

Le parti HaYamin HaHadash devrait facilement entrer dans la Knesset avec 6 ou 7 sièges, mais les sondages montrent que Netanyahu aura probablement besoin de quatre sièges de la part de HaBayit HaYehudi et l’Union nationale pour former une coalition qui aurait la charge de créer un gouvernement après les élections du 9 avril.

Dans sa primaire interne du mois dernier, Ofir Sofer, le chef de l’Union nationale a obtenu la deuxième place du parti, suivi par l’ancien député Orit Strock et l’ancien membre du conseil municipal d’Ashkelon Yossi Cohen.

Dans les primaires de HaBayit HaYehudi de la semaine dernière, Moti Yogev a pris la place de numéro deux à l’assistant du ministre de la Défense Eli Ben Dahan. La troisième place est réservée pour une candidate.

Raoul Wootliff a contribué à cet article.

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