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Le contrôle du Pass vert dans les centres commerciaux reporté

64 cas dans une école de Jérusalem ; 10 cas d'Omicron découverts sur deux vols la semaine passée, selon un fonctionnaire

Des personnes au centre commercial Hadar à Jérusalem le 16 décembre 2021 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Des personnes au centre commercial Hadar à Jérusalem le 16 décembre 2021 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La ministre de l’Économie, Orna Barbivai, a déclaré jeudi soir que le projet, visant à contrôler le pass vert des clients des centres commerciaux à travers Israël et qui devait débuter vendredi, sera finalement reporté.

« Nous ne voulions pas prendre de décision du jour au lendemain, » a précisé Barbivai auprès de la Douzième chaîne.

Les centres commerciaux devront à un moment donné exigé que les clients présentent une preuve de vaccination, de guérison ou un test de coronavirus négatif pour pouvoir entrer. Toutefois, ceux qui n’en ont pas pourront toujours entrer pour faire des achats dans les magasins considérés comme essentiels.

Suite à la résistance des commerçants, il a été décidé de ne pas obliger les centres commerciaux à fournir des bracelets d’identification aux acheteurs munis d’un passeport vert, ce qui leur permettrait d’accéder à tous les magasins, tandis que ceux qui n’en possèdent pas seraient limités aux magasins essentiels.

Le site d’information Ynet a déclaré que le projet du bracelet était seulement une recommandation à l’heure actuelle, et que les centres commerciaux pouvaient décider de les utiliser ou non. On s’attend à ce que les centres commerciaux n’adoptent pas le plan.

Des personnes au centre commercial Hadar à Jérusalem le 16 décembre 2021 (Yonatan Sindel/Flash90)

On ne sait toujours pas comment l’exigence du passeport vert sera mise en place sans les bracelets.

Les responsables de la police devaient tenir une réunion jeudi pour discuter de la manière dont les règles pourraient être appliquées, a rapporté la station de radio publique Kan.

Mais Tomer Lotan, directeur général du ministère de la Sécurité publique, qui est responsable du maintien de l’ordre, a déclaré que les règles seraient difficiles à faire respecter par la police.

« Le [système] du passeport vert est possible lorsque les propriétaires d’entreprises comprennent bien les directives, mais dans ce cas, c’est différent », a-t-il déclaré à Kan. « Nous ne serons pas en mesure d’être [dans les centres commerciaux] sur une base régulière et c’est certainement un défi. »

Un agent de la santé administre une dose du vaccin Pfizer/BioNTech Covid-19 à un élève de l’école al-Manahel dans le village druze de Majdal Shams, le 12 décembre 2021. (Crédit : JALAA MAREY / AFP)

Les nouvelles règles des centres commerciaux devaient entrer en vigueur dans le cadre des efforts visant à encourager la vaccination tout en mettant un frein à la propagation du variant hautement contagieux Omicron, ainsi que de la souche Delta déjà en circulation.

Il a été annoncé jeudi que 62 élèves et deux enseignants avaient été diagnostiqués comme porteurs du virus lors d’une épidémie dans une école primaire de Jérusalem. L’école Evelina de Rothschild, dans le quartier de Rehavia, est donc passée à l’enseignement à distance pour tenter de limiter toute nouvelle propagation du virus.

Selon le ministère de la Santé, 3 584 des 6 348 cas actifs de virus recensés jeudi étaient des écoliers.

Les enfants en âge d’aller à l’école primaire peuvent recevoir le vaccin contre le coronavirus, mais l’adoption du vaccin reste lente : seuls 9,8 % des enfants de cette tranche d’âge ont reçu une dose jusqu’à présent, selon les données du ministère de la santé publiées jeudi.

En outre, un responsable de la santé a déclaré que 10 cas du variant Omicron avaient été découverts sur deux vols au cours de la semaine dernière.

De jeunes élèves arrivent pour la rentrée des classes après les fêtes à l’école Gabrieli de Tel Aviv, le 30 septembre 2021. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Ilana Gans, chef du personnel du département des services de santé publique au ministère de la Santé, a déclaré lors d’une réunion de la commission de la Constitution, du droit et de la justice de la Knesset qu’il n’était pas clair si les personnes avaient contracté le virus dans l’avion ou dans les jours qui ont précédé le vol.

« Dans tous les cas, [un avion] est un lieu potentiel d’infection, en particulier lorsqu’il s’agit d’une souche qui est très contagieuse, malgré le taux d’échange d’air et le port de masque », a déclaré Gans, sans préciser d’où provenaient les vols.

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