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Passe d’armes entre Christine Angot et Océan sur la cas Bouteldja et le sionisme

Le comédien Océan s'est vu confronté à un texte signé en 2016 dans lequel il prenait la défense de Houria Bouteldja et de son anti-sionisme

L'acteur Océan sur la plateau de Laurent Ruquier le 3 novembre 2018 (Crédit: capture d'écran, France 2/Youtube)
L'acteur Océan sur la plateau de Laurent Ruquier le 3 novembre 2018 (Crédit: capture d'écran, France 2/Youtube)

Le 3 novembre sur le plateau d’On est pas couché sur France 2, l’acteur Océan, venu présenter la pièce de théâtre Justice dans laquelle il interprète un avocat, s’est vu rappeler une tribune signée en 2016 dans le journal Libération où il prenait la défense de Houria Bouteldja.

A cette époque, la porte-parole du Parti des indigènes de la République (PIR) venait de sortir un livre polémique intitulé Les Blancs, les Juifs et nous. Vers une politique de l’amour révolutionnaire .

Elle y écrivait entre autres que : « Les Juifs sont les boucliers, les tirailleurs de la politique impérialiste française » ou encore : « Le pire, c’est mon regard, lorsque dans la rue je croise un enfant portant une kippa. Cet instant furtif où je m’arrête pour le regarder. Le pire c’est la disparition de mon indifférence vis-à-vis de vous, le possible prélude de ma ruine intérieure ».

Dans sa défense de Bouteldja, Océan, qui s’appelait alors avant sa transition, Océanrosemarie, écrivait :

« Anti-sioniste, Houria Bouteldja l’est sans ambiguïté. Et, c’est à travers cet engagement qu’elle déconstruit la question de l’antisémitisme. Elle la développe par une argumentation stimulante et enfin déprise d’européocentrisme. Elle interroge l’extermination des Juifs d’Europe et son instrumentalisation par le projet sioniste depuis le monde colonisé ».

« On va vraiment parler d’Israël ? Cette tribune m’a été reprochée avec beaucoup de violence à l’époque » demande gêné l’acteur avant de rétro-pédaler : « Je pense qu’en effet cette phrase est maladroite. (…) Je m’intéressais au fait qu’elle déplaçait le point de vue et qu’elle parlait d’un point de vue de descendant, d’indigène. »

« Il y a des points de vue ? » l’interroge Christine Angot.

Cependant Océan confirme deux ans après la teneur de ses propos : « Il y a des gens qui se sont emparés de cette tragédie (…) On parle de comment l’État d’Israël fait subir une violence aux Palestiniens. (…) Pourquoi c’est une saloperie que de dire qu’il y a des gens qui ont récupéré, qui se sont emparé de cette tragédie, pour produire de la violence ? ».

Puis finalement, ménageant le chèvre et le chou :

« Je pense que je suis très loin d’avoir voulu dire ce que vous voulez me faire porter. Donc je m’excuse. »

Une passe d’arme interprétée par Démocratie participative, un site néo-nazi francophone proche de l’alt-right américaine comme une soumission devant la télévision française devenue « un tribunal rabbinique ».

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