Patrick Desbois nommé directeur du conseil académique du mémorial de Babi Yar
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Patrick Desbois nommé directeur du conseil académique du mémorial de Babi Yar

Dans le cadre de cette mission, il se verra conseiller l’édification de ce mémorial ukrainien, qui doit être achevé d’ici à 2026

Le père Patrick Desbois, fondateur français de l'association Yahad In Unum et directeur du service de l'Eglise de France pour les relations avec le judaïsme, à Paris, le 12 octobre 2016. (Crédit : AFP/ Christophe Archambault)
Le père Patrick Desbois, fondateur français de l'association Yahad In Unum et directeur du service de l'Eglise de France pour les relations avec le judaïsme, à Paris, le 12 octobre 2016. (Crédit : AFP/ Christophe Archambault)

Patrick Desbois, prêtre français, a été nommé directeur du conseil académique du mémorial de Babi Yar, en Ukraine, a rapporté La Croix.

Dans le cadre de cette mission, il se verra conseiller l’édification du mémorial, qui doit être achevé d’ici à 2026. Son équipe devra notamment
« élaborer une stratégie de recherche et contrôler la conformité des activités du centre avec les principes de rigueur et de fiabilité
scientifiques ».

Près de 34 000 Juifs ont péri dans le massacre du ravin de Babi Yar en l’espace de deux jours – les 29 et 30 septembre 1941. Les assassinats se sont poursuivis les mois suivants, faisant plus de 100 000 victimes au total.

De nombreux projets de construction de musées et de monuments de la Shoah ont échoué à Babi Yar. Trois pierres angulaires ont été posées en grande pompe sur le terrain au cours des 20 dernières années pour des projets commémoratifs juifs qui ne se sont jamais concrétisés.

Le musée qui doit ouvrir, notamment soutenu par le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui a des racines juives, sera le premier grand mémorial de toute la région.

Une femme dépose des fleurs sur un monument près du ravin de Babi Yar où des dizaines de milliers de Juifs ont été tués pendant la Seconde Guerre mondiale, à Kiev, en Ukraine, le 29 septembre 2020. (Crédit : AP Photo/Efrem Lukatsky)

« La mémoire des fusillades a été vivement combattue par les Soviétiques qui ne voulaient pas souligner le nombre de Juifs parmi les victimes », a expliqué le père Desbois à La Croix.

Spécialiste des recherches sur l’extermination de masse des Juifs d’Europe de l’Est pendant la Seconde Guerre mondiale, Patrick Desbois préside l’association Yahad-In Unum et a interrogé dans ce cadre des milliers de témoins directs ou indirects de la Shoah. Il a reçu de nombreuses distinctions pour son travail. Son grand-père, Français, a été déporté en Ukraine pendant la guerre.

Son dernier livre, La Shoah par balles : la mort en plein jour, a été publié en 2019 – Desbois est celui qui a inventé l’expression « Shoah par balles ».

Il a également lancé en 2015 l’initiative Action Yazidis, qui vise à récolter les preuves du génocide commis par le groupe État islamique contre la population yézidie.

Il a été directeur du Service national de la Conférence des évêques de France pour les relations avec le judaïsme.

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