Peres et Abbas au Vatican pour prier avec le pape pour la paix
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Peres et Abbas au Vatican pour prier avec le pape pour la paix

Le président israélien veut souligner son intention de nourrir le dialogue interreligieux

Shimon Peres et Mahmoud Abbas en 2008  (Crédit : Kobi Gideon/Flash 90)
Shimon Peres et Mahmoud Abbas en 2008 (Crédit : Kobi Gideon/Flash 90)

Dans un communiqué publié jeudi soir, le bureau de M. Peres a précisé que le pape, le chef de l’Etat israélien et le président Abbas lanceraient « un appel conjoint à la paix aux peuples du monde entier ».

« Le président Peres mettra un accent particulier sur l’importance du dialogue interreligieux », précise le communiqué prenant soin de souligner que « l’événement aura lieu dans le jardin dépourvu de symboles religieux et qui n’est pas un endroit de prière pour garantir qu’il sera conforme à la tradition juive ».

Selon l’agence Ansa, la prière pourrait être suivie ou précédée d’un entretien.

Dans l’avion qui le ramenait de Jérusalem à Rome, interrogé sur l’avenir de Jérusalem, le Pape avait reconnu que le Saint-Siège avait son « point de vue religieux » mais qu’il n’était pas « compétent » sur le plan politique: « les mesures concrètes pour la paix doivent sortir de la négociation (…) A dire vrai, je ne me sens pas compétent pour dire: il faut qu’on fasse cela ou cela. Parce que ce serait une folie de ma part! »

L’insistance à souligner qu’il ne s’agit pas d’une médiation n’exclut pas que la diplomatie vaticane puisse se mobiliser. L’idée est que la prière puisse amener les protagonistes à reprendre le chemin du dialogue, d’autant que le secrétaire d’Etat Pietro Parolin est un grand connaisseur du dossier israélo-palestinien.

La diplomatie vaticane a plusieurs succès à son actif comme la médiation entre le Chili et l’Argentine en 1978 sur le litige du canal de Beagle. Jean XXIII avait aussi contribué à désamorcer la crise des missiles à Cuba, entre Etats-Unis et URSS, en 1962.

En septembre, François avait eu l’idée d’une « journée mondiale de prière et de jeûne pour la paix » en Syrie, au moment où les Etats-Unis et la France pensaient à des frappes aériennes contre le régime de Bachar al-Assad.

La démarche de François vise à montrer que les trois religions monothéistes ont des racines communes et doivent s’entendre pour la paix sur une terre sacrée pour elles trois. C’est ainsi qu’il a déposé la prière du « Notre Père » dans le Mur des lamentations, et qu’il a donné l’accolade devant ce mur à un rabbin et à un professeur musulman.

En Italie et en Argentine notamment des moments de prière ont été annoncés en solidarité avec la rencontre au Vatican.

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