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Polémique après un tweet de Barlev déplorant des « morts » lors d’un raid sans victime

Le ministre de la Sécurité intérieure soutient que son message concernait plusieurs opérations menées dernièrement par Tsahal, dont certaines ont fait des victimes

Omer Barlev, ministre de la Sécurité intérieure, lors des funérailles de Yazan Falah, agent de police des frontières qui est mort dans l'attentat terroriste de Hadera, au cimetière du village de Kisra-Sumei, le 28 mars 2022. (Crédit :  David Cohen/Flash90)
Omer Barlev, ministre de la Sécurité intérieure, lors des funérailles de Yazan Falah, agent de police des frontières qui est mort dans l'attentat terroriste de Hadera, au cimetière du village de Kisra-Sumei, le 28 mars 2022. (Crédit : David Cohen/Flash90)

Ce samedi, le ministre de la Sécurité intérieure, Omer Barlev, a de nouveau essuyé des critiques pour avoir écrit « être de tout cœur avec les familles des soldats tombés au combat », dans un tweet concernant une opération contre une cellule du Jihad islamique palestinien en Cisjordanie, qui n’a fait aucune victime dans les rangs de l’armée.

Barlev s’est défendu, affirmant que le message faisait référence à des opérations récentes, ces deux dernières semaines, qui avaient effectivement fait des victimes. Cette fois, le tweet polémique n’a pas été retiré.

Le ministre de la Sécurité intérieure avait déjà défrayé la chronique, le 23 mars dernier, lors de l’éloge funèbre d’une victime de l’attaque terroriste à Beer Sheva.

À cette occasion, il avait promis que les forces de l’ordre traqueraient sans relâche les responsables afin de les faire traduire en justice, alors même que les terroristes avaient été abattus sur les lieux de l’attentat.

Barlev avait déclaré plus tard s’être mal exprimé lors de cette prise de parole inopinée. Il aurait voulu dire que tous les complices seraient traduits en justice.

Il avait ensuite tenté de faire oublier la gaffe en plaisantant dans un tweet sans rapport, concernant une saisie d’armes illégales à la frontière libanaise.

« Nous traquerons sans relâche les passeurs jusqu’à ce qu’ils soient emprisonnés et traduits en justice », avait-t-il écrit, se paraphrasant avec un emoji « clin d’œil ».

Le député Itamar Ben Gvir interpelle le ministre de la Sécurité intérieure Omer Barlev, sur les lieux de l’attentat terroriste meurtrier à Hadera, le 28 mars 2022. (Crédit : Capture d’écran)

Cette blague indélicate a déchainé d’innombrables critiques sur Twitter et de la part de commentateurs dans les médias, et Barlev a dû supprimer le message polémique et lui substituer un message sans boutade, sans explication ni excuses.

Vendredi dernier, Barlev avait limogé son porte-parole, Natan Dublin, responsable selon lui de ce tweet malheureux.

Dimanche, le député extrémiste Itamar Ben Gvir avait interpellé Barlev à son arrivé sur les lieux de l’attentat terroriste à Hadera. La police avait dû séparer les deux hommes après une altercation verbale.

Barlev est membre du parti travailliste de centre-gauche et ancien commandant de l’unité d’élite du commando Sayeret Matkal.

Après l’opération menée samedi avant l’aube à Arraba, Barlev a tweeté ses félicitations à l’unité antiterroriste d’élite Yamam, membre de la police des frontières, pour avoir mis hors d’état de nuire quatre suspects du Jihad islamique, et au service de sécurité du Shin Bet, pour avoir fourni les renseignements.

Il a ensuite noté qu’il s’agissait du troisième incident cette semaine au cours duquel une unité de police neutralisait des terroristes, avant d’affirmer
« être de tout cœur avec les familles des morts » et souhaiter un prompt rétablissement aux blessés.

Des soldats de Tsahal interviennent près de la ville de Jénine en Cisjordanie, le 31 mars 2022. (Crédit : Armée israélienne)

Quatre officiers Yamam ont en effet été blessés dans l’opération, l’un d’entre eux grièvement.

Barlev a déclaré dans un communiqué que le tweet qui lui était reproché « faisait référence aux trois incidents au cours desquels la police israélienne était intervenue la semaine passée, occasionnant la mort de 11 civils et policiers ».

« La phrase dans le tweet concernant les familles des morts faisait référence aux civils israéliens et agents de la police des frontières tués… dans les attentats terroristes », a-t-il conclu.

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