Possible dissimulation d’allégations d’abus sexuels contre un rabbin américain
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Possible dissimulation d’allégations d’abus sexuels contre un rabbin américain

La synagogue centrale de New York, qui enquête sur des allégations contre l'ancien rabbin Sheldon Zimmerman, estime que les accusations ont été dissimulées

Le rabbin Sheldon Zimmerman, dans une vidéo du Temple Emanu-El à Dallas, où il était rabbin principal de 1985 à 1996. (Capture d'écran : Vimeo via JTA)
Le rabbin Sheldon Zimmerman, dans une vidéo du Temple Emanu-El à Dallas, où il était rabbin principal de 1985 à 1996. (Capture d'écran : Vimeo via JTA)

La synagogue centrale de New York enquête sur les allégations d’abus sexuels contre son ancien rabbin principal, Sheldon Zimmerman, et réclame de savoir pourquoi un organe rabbinique réformé de haut niveau a semblé dissimuler ses actes quand il a été suspendu il y a deux décennies.

En 2000, la Conférence centrale des rabbins américains, ou CCAR, a suspendu Zimmerman suite à ce qu’elle a décrit vaguement à l’époque comme des « relations personnelles » qui violaient les codes éthiques. Peu de temps après, il a démissionné de son poste de président du séminaire réformé Hebrew Union College-Jewish Institute of Religion.

Cet automne, la synagogue centrale a lancé une enquête au cours de laquelle trois femmes se sont manifestées et ont évoqué un comportement sexuel prédateur de la part de Zimmerman dans les années 1970 et 1980, a rapporté le Forward. Zimmerman a été le rabbin principal de la synagogue centrale de 1972 à 1985.

Parmi les plaignantes se trouve une ancienne enseignante de la synagogue, qui a déclaré avoir été manipulée par Zimmerman, qui était son patron, pour une relation sexuelle. Une deuxième victime a déclaré qu’elle avait 17 ans quand Zimmerman a commencé à la caresser et à l’embrasser.

Deux des femmes avaient également échangé avec le CCAR pendant son enquête en 2000, selon une lettre envoyée aux fidèles mardi par son rabbin principal actuel, Angela Buchdahl, et la haute direction de la synagogue.

« Nous sommes désolés qu’un membre de notre synagogue ait pu abuser de notre chaire (ou de toute autre) et de notre position de pouvoir au sein de notre communauté comme l’a fait le rabbin Zimmerman », a indiqué la lettre. « [Nous] discuterons avec les dirigeants du CCAR et de la HUC de la manière dont nous pouvons mieux faire en tant que communauté plus large afin de protéger les survivants et tenir les auteurs pour responsables. »

L’incapacité du CCAR à divulguer la nature du comportement de Zimmerman a déclenché une « auto-réflexion institutionnelle », a déclaré le groupe dans un communiqué cité par le Forward.

Selon le Forward, Zimmerman vit à proximité de Dallas, où il a été rabbin principal du Temple Emanu-El de 1985 à 1996. Après sa suspension en 2000, il a été vice-président de Birthright Israel et rabbin du Jewish Center of the Hamptons. Il n’a pas répondu aux demandes de commentaires.

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