Israël en guerre - Jour 142

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Pour acheminer l’aide à Gaza, le COGAT déclare le périmètre de Kerem Shalom « zone militaire fermée »

La décision a été prise suite à des manifestations empêchant la livraison d'aide humanitaire, alors que le Hamas détient toujours plus de 130 otages

Des manifestants bloquant le poste frontière de Kerem Shalom, pour protester contre l'acheminement de l'aide à Gaza alors que des otages sont toujours détenus, le 26 janvier 2024. (Crédit : Autorisation)
Des manifestants bloquant le poste frontière de Kerem Shalom, pour protester contre l'acheminement de l'aide à Gaza alors que des otages sont toujours détenus, le 26 janvier 2024. (Crédit : Autorisation)

Des camions acheminant de l’aide humanitaire dans le sud de la bande de Gaza depuis Israël ont à nouveau dû faire demi-tour dimanche, après des manifestations en faveur de la libération des otages israéliens, a constaté l’AFP.

« Environ 200 manifestants » se sont réunis aux alentours du point de passage de Kerem Shalom, selon le Cogat, organe du ministère de la Défense israélien qui coordonne les activités civiles de l’armée dans les territoires palestiniens.

Pour assurer l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza, l’armée a déclaré dimanche dans un communiqué que le périmètre du point de passage était désormais une « zone militaire fermée ». L’ordre a été signé samedi par le chef du Commandement du Sud, le général de division Yaron Finkelman, à la suite d’une nouvelle évaluation de la situation. L’ordre signifie qu’il sera illégal pour les civils de se trouver dans la zone du point de passage, ainsi que sur les routes avoisinantes.

Les manifestants exigeaient que l’aide ne parvienne pas à Gaza tant que les otages ne sont pas libérés. Certains manifestants ont des proches encore retenus en otage, d’après le témoignage de l’un d’entre eux à l’AFP.

« Nous ne voulons pas que quoi que ce soit entre à Gaza car tout ce qui arrive d’Egypte vers Gaza va directement aux terroristes », a déploré Shoshi Strikowski, une manifestante.

« Nous ne sommes pas amis avec les Gazaouis, ils sont nos ennemis et on n’aide pas ses ennemis ! », a renchéri Batia Cheremberg, venue de Beit Shemesh.

Des camions transportant de l’aide humanitaire entrant dans la bande de Gaza au point de passage de Kerem Shalom dans le sud de la bande de Gaza, le 21 décembre 2023. (Crédit : Mohammed Abed/AFP)

Deux postes-frontières permettent l’acheminement d’aide dans la bande de Gaza, celui de Rafah, à la frontière avec l’Egypte, et Kerem Shalom, dans le sud d’Israël.

Jeudi et vendredi, des manifestants israéliens s’étaient déjà rendus au point de passage de Kerem Shalom et avaient empêché les camions d’aide de franchir le terminal.

« L’impossibilité d’acheminer de la nourriture, de l’eau et de l’aide médicale aggravera la situation humanitaire déjà désastreuse », avait déploré le bureau de coordination de l’aide humanitaire de l’ONU (Ocha).

Le Cogat avait indiqué dimanche dernier que 260 camions chargés d’aide étaient entrés à Gaza sur la journée, soit « le plus grand nombre (de véhicules) depuis le début de la guerre ».

Mais Ocha dit pour sa part observer depuis la première quinzaine de janvier « une baisse de l’accès aux zones du nord et du centre de la bande de Gaza » pour les distributions d’aide humanitaire, en partie à cause « des retards excessifs des convois aux points de passage ».

Le cabinet du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu avait voté le mois dernier la réouverture du point de passage pour l’entrée de l’aide dans la bande de Gaza.

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