Israël en guerre - Jour 199

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Pour Danny Danon (Likud), Saar n’est pas un rival de Netanyahu et il faut attaquer Rafah

Le député et ex-ambassadeur se dit favorable à la présence, dans le cabinet de guerre, de "toute personne avec une approche plus agressive"

L'ex-gouverneur de l'Arkansas Mike Huckabee (au centre) et le député du Likud Danny Danon (à droite) dans les ruines du kibboutz Kfar Aza, près de la frontière de Gaza, le 20 décembre 2023. (Crédit : Sam Sokol/Times of Israël)
L'ex-gouverneur de l'Arkansas Mike Huckabee (au centre) et le député du Likud Danny Danon (à droite) dans les ruines du kibboutz Kfar Aza, près de la frontière de Gaza, le 20 décembre 2023. (Crédit : Sam Sokol/Times of Israël)

Danny Danon, député Likud de longue date, a déclaré jeudi que son ex-collègue Gideon Saar n’était pas un concurrent sérieux du Premier ministre Benjamin Netanyahu, mais qu’il ne s’opposerait pas à son entrée dans le cabinet de guerre.

« Saar a été membre du Likud. Il l’a quitté et il a aujourd’hui son propre petit parti. Je ne pense donc pas qu’il soit en capacité de concurrencer le Likud », a déclaré le député Danon, ex-politicien de haut rang placé 15e sur la liste du parti lors des dernières élections après un passage aux Nations unies en qualité d’ambassadeur d’Israël.

La semaine dernière, Saar a annoncé la fin de son alliance avec Benny Gantz au sein de HaMahane HaMamlahti, emmenant avec lui ses trois collègues députés de Tikva Hadasha et Yamina, ce qui prive le parti de son flanc droit. Il a également demandé un siège au sein du cabinet de guerre.

Il appartient certes au Premier ministre de nommer qui il souhaite au sein de cet organe décisionnel particulièrement clé et restreint, mais « je soutiendrais ceux qui ont une approche plus agressive », a déclaré Danon, affirmant que le retard pris par Tsahal pour attaquer Rafah, dans le sud de Gaza, était « inutile ».

Israël soutient qu’il est crucial d’entrer dans Rafah, où se trouve le dernier grand bastion du Hamas. Mais sa décision se heurte à de multiples objections internationales, y compris de la part des États-Unis, qui se soucient du million de Palestiniens déplacés.

Cette prudence « est une erreur », assure Danon, qui estime qu’Israël aurait dû résister à la pression des États-Unis et de ses autres alliés. « Nous aurions dû continuer à pleine puissance. »

Interrogé sur la récente déclaration du président d’Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, selon laquelle si la droite voulait rester au pouvoir, il fallait lui trouver une nouvelle direction, Danon – qui s’est présenté contre Netanyahu à la présidence du Likud en 2007 et 2014 – a répondu : « Nous n’apprécions pas vraiment ceux qui nous donnent des conseils sur la façon de mener nos affaires au sein de notre parti. »

« Je ne pense pas qu’ils se soucient vraiment de l’avenir du parti. Et aujourd’hui, je pense qu’il nous faut moins nous soucier des sondages et plus de ce qui se passe à Gaza. Si Netanyahu conduit le pays à une victoire pleine et entière, il aura fait ce que nous attendions de lui et ce sera la seule façon pour Israël de se rétablir », affirme-t-il.

« Je pense que Netanyahu en est conscient… Il sait qu’il doit faire ce qu’il a promis. »

La crédibilité et la popularité de Netanyahu – déjà entamées par près d’un an d’opposition à la refonte judiciaire proposée par son gouvernement – ont beaucoup souffert après le 7 octobre, lorsque les terroristes du Hamas se sont déchaînés dans le sud d’Israël, tuant près de 1 200 personnes et faisant 253 otages.

Netanyahu a refusé d’assumer la responsabilité de l’attaque du 7 octobre, contrairement au ministre de la Défense et à de nombreux officiers supérieurs de Tsahal.

Danny Danon, ancien ministre du Likud et récent ambassadeur auprès des Nations unies, avec l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu sur une photo non datée. (Crédit : Eyal Eliyahu)

En novembre, un sondage de l’Université Bar Ilan et de l’institut de sondage iPanel a révélé que moins de 4 % de la population juive israélienne pensait que le Premier ministre était une source d’informations fiable sur la guerre à Gaza.

Ce chiffre est légèrement plus élevé – 6,63 % – chez les électeurs de droite.

Un sondage de la Douzième chaîne diffusé mardi soir dernier a révélé qu’une coalition dirigée par Benny Gantz obtiendrait 69 sièges sur les 120 sièges que compte la Knesset si des élections avaient lieu aujourd’hui, contre 46 pour un bloc dirigé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Questionnées sur les personnes qu’elles aimeraient voir Premier ministre, les personnes interrogées ont, dans leur grande majorité, répondu Gantz plutôt que Netanyahu, par 41 % contre 29 %.

Parmi les critiques formulées à l’encontre de Netanyahu, figure son incapacité à tenir tête à ses partenaires de coalition ultra-orthodoxes sur la question de la conscription, surtout dans le contexte actuel d’une pénurie de recrues dans l’armée.

Cela fait maintenant des dizaines d’années que les hommes ultra-orthodoxes, ou Haredim, en âge de porter les armes bénéficient de reports et, au final, d’une exemption à l’âge de 26 ans en s’inscrivant pour étudier dans une yeshiva.

Interrogé sur la question, Danon a répondu : « Dans son ensemble, le Likud sait bien que le 7 octobre nous enjoint de changer des choses et qu’il est inenvisageable de faire comme si de rien n’était. »

« Je suis également heureux d’entendre un peu la même chose de la part de collègues du Shas – les ministres Arbel, Margi ou Buso disent peu ou prou la même choses. Il nous reste à trouver une sorte de compromis. »

« Nous ne pensons pas que nous pourrons forcer les Haredim à faire leur service, mais l’idée est de dégager des pistes permettant de leur faire faire un service national ou un service volontaire. C’est sans doute plus faisable et le bon moment pour le faire. »

Opposé aux initiatives des hommes de l’opposition Avigdor Liberman et Yair Lapid pour faire passer à la Knesset une loi sur la conscription universelle sans le soutien de la coalition, Danon a déclaré qu’après un compromis réussi, « les deux parties ne devraient pas être satisfaites de tout ».

« Mais nous avons besoin d’un compromis, et je pense qu’une fois que nous l’aurons, les chiffres augmenteront. »

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