Pour la fille de Shimon Peres « Marine Le Pen représente une menace »
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Pour la fille de Shimon Peres « Marine Le Pen représente une menace »

Porteuse des idées politiques de son père, Tsvia Walden, s'est exprimée devant la communauté juive de Marseille

Tsivya Walden, à l'enterrement de son père le 30 septembre 2016 (crédit : capture d'écran GPO)
Tsivya Walden, à l'enterrement de son père le 30 septembre 2016 (crédit : capture d'écran GPO)

Invitée la semaine dernière par la communauté juive de Marseille pour une intervention lors d’une conférence intitulée « Shimon Peres, le combattant de la paix », Tsvia Walden, fille de Shimon Peres, s’est confiée au journal La Provence sur sa vision de l’actualité.

Appelant à se méfier des promesses de Donald Trump, elle explique cependant que le président américain a « aussi conscience qu’Israël ne pourra pas construire n’importe où ».

Interrogée par le quotidien sur l’alyah des juifs de France elle explique être « toujours heureuse de voir des juifs venir en Israël, mais je sais bien que tous les juifs du monde ne viendront pas y vivre ! Je ne pense pas que cela doit être un choix par défaut, il faut être convaincu de son choix ».

Tsvia Walden avoue suivre « de près cette élection [présidentielle française]. Pour moi, Marine Le Pen représente une menace, car toute politique nationaliste est une menace. On peut très bien aimer son pays sans être pro-nationaliste ».

Marine Le Pen, candidate Front national à la présidentielle, a récemment assuré sur France 2 qu’Axel Loustau, un proche membre de son équipe de campagne, ne faisait pas un « salut nazi » sur deux photos de 2011 comme il en est accusé, mais un salut amical.

Sur ces deux photos révélées dans un documentaire de Canal+ fin 2014, prises d’angles différents lors d’une soirée privée pour le 40e anniversaire de celui qui est trésorier de Jeanne, le micro-parti de Marine Le Pen, on voit Axel Loustau, accusé récemment d’antisémitisme ou de sympathies pour le nazisme, le bras droit tendu, la main levée.

Le Pen a d’abord parlé de « presse britannique, pas particulièrement respectueuse de déontologie. Cette presse m’a déjà mise dans cette situation [publié des photos avec des gestes similaires], en train de saluer les gens » lors de réunions publiques, a relevé la patronne du FN.

« Ce sont des méthodes de voyous », a lancé Le Pen. C’est un « salut amical » ? a demandé le journaliste de France 2. « Oui monsieur, et [Axel Loustau] a vivement contesté cela », a répondu Marine Le Pen.

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