Pour la Ligue anti diffamation le discours d’Abbas « rappelle » la rhétorique antisémite
L'organisme de surveillance pointait notamment les allégations (erronées) d'Abbas concernant l'empoisonnement des sources d'eau palestiniennes

La Ligue anti diffamation (ADL) a condamné Mahmoud Abbas pour ses fausses affirmations établissant que des rabbins israéliens avaient exhorté à l’empoisonnement des sources d’eau palestiniennes.
Ces commentaires montrent que les proclamations de paix d’Abbas « ne sont pas sincères », a affirmé l’organisme de surveillance.
« Le président Abbas aurait dû venir en Europe pour parler de paix. Au lieu de cela, il a entremêlé les revendications d’une participation à la réconciliation avec Israël avec des allégations basiques contre l’Etat juif, qui rappellent les stéréotypes antisémites séculaires. Malheureusement, l’incitation conspiratrice de l’Autorité palestinienne n’est pas nouvelle. Ses accusations sur une tentative d’Israël d’empoisonner l’eau palestinienne et ses revendications qu’Israël serait à l’origine du terrorisme dans le monde entier, sont particulièrement inquiétantes et significatives », a expliqué Jonathan A. Greenblatt, le PDG de l’ADL dans un communiqué.
« Nous notons que le discours du président Abbas a été très positivement accueilli par les parlementaires présents. Alors que la communauté internationale, en particulier le leadership européen, est de plus en plus active pour tenter de promouvoir un accord israélo-palestinien, elle doit vigoureusement et publiquement rejeter une telle incitation offensive et dangereuse. Comment Israël pourrait-il voir l’Europe comme un intermédiaire honnête lorsque ses élus applaudissent un orateur qui ment et déforme la réalité ? »







