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Pour Netanyahu, la réforme du système judiciaire ne mettra pas fin à la démocratie

Le Premier ministre a affirmé que la coalition applique la volonté du peuple, un jour après que l'ancien président de la Cour suprême a fustigé les réformes prévues

Le ministre de la Justice, Yariv Levin, à gauche, le ministre de l'Intérieur, Aryeh Deri, 2e à gauche, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et Tzahi Braverman, à droite, lors de la réunion du cabinet à Jérusalem, le 8 janvier 2023. (Crédit : Amos Ben-Gershom/Bureau du Premier ministre)
Le ministre de la Justice, Yariv Levin, à gauche, le ministre de l'Intérieur, Aryeh Deri, 2e à gauche, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et Tzahi Braverman, à droite, lors de la réunion du cabinet à Jérusalem, le 8 janvier 2023. (Crédit : Amos Ben-Gershom/Bureau du Premier ministre)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a écarté dimanche les nombreuses critiques concernant la réforme judiciaire très controversée proposée par sa nouvelle coalition, affirmant que cette refonte renforcerait la démocratie plutôt que de précipiter sa fin et que son gouvernement appliquait la volonté du peuple.

« Le ministre de la Justice a présenté la première étape de la réforme prévue. L’affirmation selon laquelle cette réforme marque la fin de la démocratie est sans fondement », a estimé Netanyahu au début de la réunion hebdomadaire du cabinet.

Les commentaires de Netanyahu sont intervenus un jour après que les projets ont été largement attaqués par l’ancien président de la Cour suprême, Aharon Barak, et que des milliers de personnes ont manifesté à Tel Aviv pour protester contre le nouveau gouvernement.

« La vérité est que l’équilibre entre les branches du système gouvernemental a été violé au cours de ces vingt dernières années, et encore plus ces derniers temps », a accusé Netanyahu, selon un communiqué du bureau du Premier ministre.

« La tentative de rétablir le bon équilibre entre les branches ne signifie pas la destruction de la démocratie, mais le renforcement de la démocratie », a déclaré le Premier ministre. Les législateurs de l’opposition étaient également connus pour s’élever contre « l’activisme judiciaire », a-t-il ajouté.

Netanyahu a également rejeté une proposition de création d’une commission chargée de discuter de la réforme judiciaire prévue et a dénoncé ce qu’il a appelé « l’incitation débridée » à l’encontre du ministre de la Justice Yariv Levin, affirmant qu’il avait été comparé aux nazis.

A LIRE : Deux camps de la droite, deux réformes opposées du système judiciaire

« Nous avons reçu un mandat clair et fort du public pour réaliser ce que nous avons promis lors des élections législatives, et nous le ferons. C’est la mise en œuvre de la volonté des électeurs, et c’est l’essence-même de la démocratie », a déclaré Netanyahu.

La semaine dernière, Levin, un fervent fidèle de Netanyahu, a annoncé des projets de réforme judiciaire de grande envergure qui limiteraient radicalement l’autorité de la Haute Cour de justice pour invalider les lois et les décisions gouvernementales jugées discriminatoires et/ou antidémocratiques, donneraient au gouvernement le contrôle de la sélection des juges et élimineraient les conseillers juridiques du ministère nommés par la Procureure générale.

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