Israël en guerre - Jour 196

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Pour Washington, Israël ne lutte pas assez contre la traite des êtres humains

Un rapport place Israël au niveau 2 du classement de la traite, ce qui signifie que le pays ne répond pas aux exigences minimales, mais fait des "efforts" pour s'améliorer

Illustration : Manifestation contre la prostitution devant le club de strip-tease le Gogo, à Tel Aviv, le 22 décembre 2016. (Crédit : Flash90)
Illustration : Manifestation contre la prostitution devant le club de strip-tease le Gogo, à Tel Aviv, le 22 décembre 2016. (Crédit : Flash90)

Selon un rapport du Département d’Etat américain publié jeudi, Israël ne respecte pas totalement les normes minimales établies pour lutter contre la traite des êtres humains.

C’est la troisième année d’affilée que l’action d’Israël en la matière est considérée comme insuffisante.

Le rapport reconnaît toutefois les « efforts significatifs » du gouvernement israélien pour améliorer sa prise en charge du problème.

Israël reste au niveau 2 du classement du Département d’État, ce qui signifie que bien que le gouvernement ne respecte pas pleinement les normes américaines sur la protection des victimes de la traite, il reconnaît les efforts déployés pour s’en rapprocher.

Selon ce rapport, l’action d’Israël va dans le sens d’une meilleure prise en charge, comme en témoignent l’approbation d’un plan global de mise en œuvre de la lutte contre la traite pour 2022-2026, la reconnaissance d’un plus grand nombre de victimes et la révision des procédures de reconnaissance des victimes. Une augmentation modeste du nombre d’enquêtes, de poursuites et de condamnations liées à la traite de personnes a également été signalée.

Le Département d’État américain a toutefois souligné qu’Israël ne respectait pas encore les normes minimales dans plusieurs domaines de grande importance, comme par exemple l’inculpation des trafiquants ou même l’enquête sur les cas de trafic d’êtres humains signalés par des organisations non gouvernementales. En 2022, 25 enquêtes concernant la traite d’êtres humains ont été ouvertes par la police.

Le rapport se dit par ailleurs préoccupé par l’absence de « contrôle » du gouvernement israélien sur les 14 000 réfugiés et demandeurs d’asile ukrainiens venus en Israël suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Ces réfugiés, qui travaillent sous couvert de visas touristiques, se trouvent parfois dans une situation vulnérable qui, selon le rapport, peut conduire à des cas d’esclavage.

Le rapport se montre par ailleurs très critique envers la décision des autorités israéliennes de limiter à 17 le nombre des villes dans lesquelles les demandeurs d’asile sont autorisés à travailler, ce qui augmenterait le risque de traite.

Dans un communiqué, la division du ministère de la Justice chargée de la traite des êtres humains a exprimé sa déception au vu du classement d’Israël, mais a ajouté que le rapport reflétait les efforts entrepris pour résoudre le problème.

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